18 octobre 2009
Transition (bis).

La neige a fait son apparition en moyenne montagne - Sommet du Grand Serre (2141m)
Transition, comme l'automne, lorsque l'on redécouvre des lieux d'entraînement familiers mis en valeur par des couleurs éclatantes. La nature est rarement aussi belle que lorsque se prépare à affronter l'hiver. Plaisirs contemplatifs du cycliste sur le Plateau Matheysin.
L'air est vif, la bise est mordante, plus que jamais ce proverbe trouve son sens à l'arrivée de la saison froide:
"Un véritable cycliste n'a plus besoin de mouchoir pour moucher son nez." (M. Munk)

Rien d'impressionnant pour cette boucle classique qui ne dépasse pas 100km.
Le plaisir de parcourir le Plateau Matheysin au fil des saisons reste intact.
Pour monter sur le Plateau Matheysin, on peut choisir d'emprunter la D113 qui relie Séchilienne à Laffrey par St Bathélémy de Séchilienne. Après 6km d'ascension boisée, dans un virage prononcé sur la gauche, une trouée dans la forêt offre une vue intéressante. Lorque la météo est incertaine, et que le flux vient de l'ouest, un coup d'oeil suffit pour savoir si l'on va se mouiller. Le proverbe dit: "Si le Vercors est bouché, tu rentreras à la maison les pieds trempés!"

Une vue intéressante sur la vallée de la Romanche, la plaine de Vizille,
avec en toile de fond le Vercors (à gauche) et la Chartreuse (à droite).
Egalement un bon poste d'observation pour l'évolution météorologique.
Aucun risque aujourd'hui.

Le même point de vue en regardant plus au nord.
En général les nuages de la Chartreuse n'atteignent pas le Plateau Matheysin.

Peu de baigneurs aujourd'hui au Lac de Lafffrey.

A l'est, au dessus du lac de Laffrey, le sommet du Grand Serre tarde à se dégager.

Même chose à l'ouest, la Montagne du Connest se la joue discrète.

L'air est froid, mais les couleurs sont chaudes en montant à Cholonge.

Ben quoi? C'est une route!

Et là c'est deux arbres avec un bout de montagne derrière :-)

Léger saupoudrage sur les crêtes du Grand Serre.
Le "Serre" est une montagne généralement de forme arrondie et douce, en opposition avec les sommets en pic que l'on trouve en haute montagne. C'est ainsi que sur le Plateau Matheysin, on appelle "les serres" les contreforts arrondis du massif du Grand Serre.


Vue générale sur le massif du Grand Serre. Le massif forestier est sensé
évoquer l'Aigle Napoléonien, en mémoire du 7 mars 1815.
C'est à Laffrey, au pied de la montagne du Grand Serre, que Napoléon 1er rencontre le 7 mars 1815 les troupes royales chargées de l'arrêter. Après son débarquement à Juan-Les-Pins, Napoléon choisi la route des Alpes (l'actuelle route Napoléon) pour gagner Paris, route jugée plus sûre que la vallée du Rhône. Il passe alors par Cannes, Mougin, Grasse, Digne, Gap, Corps puis le plateau Matheysin. Le 7 mars 1815, sur la plaine à l'entrée de Laffrey, Napoléon se heurte à un bataillon du 5e de Ligne envoyé par Louis XVIII pour l'arrêter. Napoléon s'avance seul au-devant des troupes sur ce qui est désormais nommée la "Prairie de la Rencontre" et leur parle d'abord ainsi: "Soldats du 5e de Ligne, je suis votre Empereur, reconnaissez-moi !". Devant l'indécision des soldats pâles d'émotion lui faisant face, il s'approche à portée de fusil, entrouvre sa redingote et s'écrie: « S'il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voici.»
A ces mots, le 5e de Ligne mit bas les armes et se précipita vers Napoléon en pleurant....

A proximité du Lac de Laffrey, le Lac de Petichet.
Au cours des siècles, la dénomination du plateau a évolué : Mathaysana au XIe siècle, Mattacena au XIVe, Mataisine au XVIIIe, pour arriver à la Matheysine aujourd'hui. De nombreuses étymologies ont été avancées mais la plus probable s'appuie sur l'étude de l'adjectif latin matta et du nom cena. Matta a pour sens "être mouillé" et cena signifie "plateau", ainsi la combinaison de ces deux mots donne naissance à Mattacena. Or la Matheysine est bel et bien un plateau humide abritant de nombreux lacs et terrains marécageux.

La route du Majeuil (D113b) permet de quitter la Matheysine en reliant Notre-Dame-de-Vaulx au Mollard.
Exposition parfaite plein sud, même par grand froid il fait bon rouler sur ce versant ensoleillé.

Même en plein hiver, la route du Majeuil reste souvent praticable.

Un grand classique grenoblois, le village de Monteynard.

L'Eglise de Monteynard dont le bénitier constitue un mystère du Dauphiné!
"Il en a intrigué, des paroissiens et des visiteurs, le vieux bénitier de la petite église de Monteynard! Quelle curieuse forme, proclamaient certains. Il comporte des dessins gravés presque effacés, constataient les autres. Tous tombaient d'accord : cette pierre, sans aucun doute, était très vieille...
Et puis, un jour, quelqu'un a lancé triomphalement : mais c'est un dolmen! Et, effectivement, il avait raison : ce bénitier insolite n'est pas autre chose qu'un mégalithe ou une pierre druidique."
"Les Mystères du Dauphiné" Claude Muller.
Quand je pense au nombre incalculable de fois où je me suis arrêté à la fontaine devant l'église de Monteynard sans connaitre l'histoire du bénitier mystérieux!

En dehors du bénitier mystérieux, le village de Monteynard offre
des vues sympathiques sur le Trièves.

Pour terminer, quelques nuages inoffensifs s'amusent sur les crêtes du Vercors.
Heureusement que les week-end existent...
Un peu de musique pour ceux qui le souhaitent.
Atlas Sound : Shelia (extrait de l'Album Logos)
Un disque inconnu, qui restera probablement inconnu, mais qui tourne en boucle
en ce moment à la maison.
16 février 2009
Les charmes de l'hiver.

Des quantités de neige inhabituelles au sommet du Barrioz.
L'hiver est encore loin d'avoir relâché son emprise. Après les chutes de neige de jeudi dernier, ce week-end nous a offert des conditions froides mais calmes, propices à caser des escapades qui commencent à prendre du caractère. Un jour de congé opportun posé le vendredi 13 février a été mis à profit pour réviser mes classiques sur les pourcentages parfois sévères du Balcon de Belledonne. 5h heures de paysages hivernaux sublimés par un ciel bleu et un soleil retrouvé, le tout ponctué par trois belles ascensions: le col du Barrioz par St Pierre d'Allevard, le col de la Croix d'Hurtières par les Adrets, et la Croix de Pinet par Revel. 2500m de dénivelée dans la musette, ce qui est pris est pris.

St pierre d'Allevard au premier plan, Allevard et sa retenue artificielle au fond.
Versant sud du Barrioz, en descendant sur Theys.

Le versant Nord du Barrioz est frisquet.

La chaîne de Belledonne platrée par la neige.
Le Balcon de Belledonne est un terrain de jeux formidable pour le cyclo en quête de dénivelée positive. A l'écart de l'urbanisation galopante de la plaine du Grésivaudan coincée entre les agglomérations grenobloise et chambérienne, le Balcon de Belledonne est constitué d'une épaisse couverture sédimentaire plissée par le massif cristallin qui le domine. L'ancien Glacier du Grésivaudan a creusé dans ses fondations une vallée en auge, créant ainsi une topographie en balcon. Les torrents qui descendent des sommets de Belledonne ont entaillé le balcon par de nombreuses vallées étroites en V, constituant autant de voies d'accès exploitées par un réseau routier dense. Les montées sur le Balcon de Belledonne sont nombreuses et difficiles, ce n'est pas les cyclistes qui s'en plaindront.

Au dessus des Adrets, en montant au col de la croix d'Hurtières.

Le versant au soleil de la Croix d'Hurtières.

Au premier plan le village des Adrets, au fond à gauche les pistes
de la station de Prapoutel.
Après une journée de récupération active le samedi 14, le froid sec du dimanche 15 février constituait une bonne occasion pour retrouver les routes du Trièves que j'apprécie tout particulièrement. 6h30 d'évasion totale loin de l'agitation du quotidien, vider ses muscles pour se vider les neurones. Des images et des sensations plein la tête, c'est gonflé à bloc que je peux envisager la suite du programme.

Le Trièves: il y a toujours un paysage montagnard derrière les champs.

Le massif du Dévoluy délimite le Trièves au sud-est.

Une invitation à rouler.

Pourquoi rester en plaine durant l'hiver?
Situé géographiquement au sud du département de l'Isère, le Trièves bénéficie d'un climat ensoleillé favorable à la pratique du vélo en période hivernale. Bien que les températures n'aient pas excédé 3° et que l'électronique embarqué m'indique un minimum à -2°, les température ressenties étaient rigoureuses mais supportables. Le secteur est abrité au sud-est par le magnifique massif du Dévoluy dominé par l'Obiou à 2793m, et à l'ouest par le Vercors sud où culmine le Grand Veymont à 2349m. Impossible de parcourir le Trièves sans être fasciné par la silhouette de celui qui fut longtemps connu sous le nom de "Mont Inaccessible", il s'agit bien entendu du Mont Aiguille que l'on retrouve souvent au fil des articles d'Unlimited Miles.

La luminosité est capricieuse pour ma traditionnelle photo du Mont Aiguille!

Un oeil sur la route, un autre sur le paysage.

Entre Mens et Lalley, le Dévoluy masque l'horizon au sud-est.
Le Trièves est délimité au sud par le col de la Croix Haute, à l'ouest par la limite orientale du Parc National du Vercors, à l'est par le cours du Drac et le massif du Dévoluy, au nord par la limite de la commune de Monestier de Clermont. Situé sur l'axe de la RN75 qui relie Grenoble à la France du sud, ce vaste plateau ondulé décrit par Jean Giono comme "un cloître de montagnes" est situé au carrefour des influences alpines et méridionales. Préservé des pollutions et des grands aménagements urbains, ce territoire montagnard possède des paysages et un patrimoine naturel d'une grande valeur.

Vue d'ensemble sur "le cloître de montagnes" décrit par Jean Giono: Le Dévoluy...

Les contreforts de l'Oisans...

Le Vercors. (Mont Aiguille et Grand Veymont)
Seule une imagination défaillante limitera les possibilités de parcours offertes par un réseau de petites routes particulièrement vallonnées. Le Monteynard, La Motte d'Aveillans, Le collet de la Festinière, La Mure, le pont de Ponsonnas, le col Accarias qui marque l'entrée dans le Trièves, Mens, le col du Banchet, Lalley, Clelles, Lavars, le Pont de Brion, le col du Faux, Monestier de Clermont, le Collet Sinnard… quelques noms de localités peu connue qui résument mes 184 km et 2600 m de dénivelée dominical, vecteurs de bien être. Pourvu que ça dure. Le premier 200 km de la saison 2009 pointe bientôt le bout de son nez.

Porte d'entrée du Trièves: le col Accarias.

Le pont de Ponsonnas: Haut lieu du saut à l'élastique, et jonction entre le
plateau matheysin et le Trièves.
Le pont de Ponsonnas marque également le début du col Accarias, froid et escarpé.

Les gorges du Drac marquent la limite est du Trièves.

Les paysages campagnards ondulés du Trièves avec toujours
de hauts sommets à l'horizon.

Il y a une vie résidentielle de plus en plus visible dans le Trièves .
Bientôt la grande banlieue sud de Grenoble?

Pour le bonheur des cyclistes, les petites routes secondaires sont encore désertes.
Ici, montée à Lavars sur fond de Vercors.
07 février 2009
Rataman chez les helvètes.

Le mauvais temps gagne les vallées alpines.
La septième semaine d’entraînement s'achève depuis la reprise sérieuse , le moins que l’on puisse dire c’est que la patience et la ténacité des cyclistes sont mises à rude épreuve avec un hiver qui se défoule: froid, pluie, neige, vent… Demandez le programme, c’est du copieux, chaque jour révèle son lot de surprises. La nature dicte sa loi, nous payons l’addition des hivers précédents anormalement doux. Nous ne parlons plus de réchauffements climatiques mais de dérèglements climatiques.

la Croix de Revollat, un lieu remarquable sur le Balcon de Belledonne.
Heureusement il existe un outil incontournable pour palier aux caprices météorologiques : le home trainer. C’est contre nature pour quelqu’un qui aime s’évader sur les itinéraires montagnards, mais terriblement efficace pour améliorer la qualité du coup de pédale. Une fois n’est pas coutume, compte tenu de conditons excécrables, je me suis rabattu sur une séance de home trainer ce samedi, machine de torture qui reste désespéramment statique entre quatre murs, mais qui peut se révéler très ludique avec un peu d’imagination. Pour les photos de paysage c’est plutôt moyen, notre papier peint n’étant pas d’une qualité exceptionnelle, les illustrations de cet article ont été prises lors d’une sortie effectuée jeudi après midi dernier 5 février sur les pentes du Balcon de Belledonne, merci à l’aménagement du temps de travail

Le Balcon de Belledonne fait face au massif de la Chartreuse.
Au fond: la dent de Crolles avec le col du Coq qui permet de franchir la
ligne de crêtes sur la gauche.
Quelques données pour résumer mon état de forme actuel à l’issue de ces sept semaines écoulées:
- 0 pots de Nutella consommé, un exploit.
- Une consommation de chocolat raisonnée ! Effort nécessitant une concentration et une volonté permanente J « À la vache Milka et au Poulain je ne succomberai pas ! »
- Seulement 3 bouteilles de vin bues : Vacqueyras, Chirouble et Morgon.
- 500 km en moins par rapport à l’an dernier, les causes sont simples: une météo rigoureuse et un entraînement mieux conduit.
- 2,5 kg en moins sur la balance : un chiffre que je n’ai plus atteint depuis quelques années, et probablement l’un des points positifs de ce début d’année.
- Une sortie maximum de 6h pour 166km et 2500 m de dénivelée, c'est raisonnable comparé à mon Grenoble-La Ragne (201 km et 2 934 m de dénivelée en 7h22) effectué le 26 janvier l’an dernier.

Toujours la Croix de Revollat avec en arrière plan le St Eynard, le plateau du
Vercors et les crêtes de la Molière.

Les crêtes du St Eynard et Chamechaude dominent la vallée du Grésivaudan, Meylan,
Montbonnot, St Ismier.

Chamechaude, une silhouette familière pour le amateurs de la Chartreuse.
Conclusion : la méforme de fin 2008 ne sera bientôt plus qu'un souvenir lointain, mon corps s’adapte pour le mieux aux nouvelles orientations d’entraînement prodiguées par Stéphane Palazetti. Réapprendre à maîtriser son organisme en lui imposant de nouvelles contraintes, rester à l’écoute de ses ressentis, conduire un entraînement de manière cohérente est un réel plaisir qui génère confiance et sérénité. Il me reste 13 semaines pour être au niveau et faire le Tour de la Slovénie les doigts dans le nez, sur la roue arrièreJ. Et ce n’est pas la liste des cadors présents au départ qui s’allonge qui doit me perturber. Parmi les 41 inscrits actuellement il faudra compter sur: Jure Robic, Christoph Strasser, Marko Baloh, qui seront probablement au dessus du lot. Il faudra également surveiller Rob Kish, mes deux compagnons du Glocknerman : Thomas Ratschob et Eduard Fush, et le français Jean Marc Velez.

Le Balcon de Belledonne réserve de belles surprises.
Ci-dessus, le sommet de la bosse des Roussets qui peut être douloureuse pour
un cycliste cramoisi. Au fond, le Grand Colomb est gagné par le mauvais temps.

le Grand Colomb, une randonnée plaisante pour les grenoblois.

Le Grand Colomb, la vue au sommet ressemble à peu près à cela:
http://storage.canalblog.com/92/20/79944/31564672.jpg
Du lourd pour terminer 2009.
Je ne résisterai pas plus longtemps au plaisir de présenter le dernier objectif fixé pour la saison 2009. L’ultra fait des émules en France et en Europe, c’est une très bonne chose. Des organisateurs se mobilisent pour offrir un terrain de jeux de toute première qualité aux prétendants. La Suisse est un pays où la culture de la longue distance et de l’ultra est particulièrement développée, preuve en est les exploits réalisé par Andrea Clavadetscher, Daniel Wyss, Samuel Nagel, ou encore Thomas Ratschob. En surfant à droite et à gauche nous avions repéré la naissance prochaine d’un Tour de Suisse Ultra : le Tortour.
La bonne nouvelle est tombée fin 2008, l’organisation du Tortour est officielle pour 2009. Alors banco, du 21 au 23 août prochain, je vais m’offrir une belle séance de torture sur les routes du Tortour. C’est encore du lourd avec un parcours résolument montagnard, 1052 km et plus de 15 000 m de dénivelée. Après une première lecture du parcours, quelques difficultés se distinguent : La Fluela pass 2383 m, le Julier pass 2284 m, l’Oberalp pass 2044 m, le Gotthard pass 2108 m, le Nufenen pass 2478 m… Et comme d’habitude chez les helvètes, il faudra se méfier des conditions météorologiques qui pourront être très difficiles dans le massif Alpin et dans le Haut Jura.
Pour en savoir plus : http://www.tortour.ch/index.php?lx=3
Les grandes lignes de la saison 2009 sont désormais posées:
- La Race Across Slovenia du 7 mai au 9 mai 2009. (1 180 km, 14 000 m)
- Le Raid Provence Extrême en Grand Randonneur les 30 et 31 mai 2009. (560 km, 8 000 m)
- L’assistance de Dominique Briand sur la Race Across America du 13 juin au 29 juin 2009. (5 000 km... en voiture!)
- Le Tortour (Tour de Suisse non stop) : du 21 au 23 août 2009. (1 052 km, 15 000 m)

entre moyenne et haute montagne, tout le charme du Balcon de Belledonne.

Il y a du boulot sur la planche, fini de rêver, il faut maintenant concrétiser ce programme de la plus belle manière possible.
Je renouvelle encore une fois mes remerciements à tous ceux qui consultent ce blog. L’ensemble des commentaires que je savoure à chaque fois sont très souvent flatteurs, il faut que je surveille mon ego afin qu’il n’enfle pas démesurément. Ces témoignages de sympathie constituent avant tout une source de réconfort et de motivation lorsque les doutes et les difficultés rencontrées au quotidien s’accumulent. Un grand merci.

La vallée du Grésivaudan, Domène, avec au fond la cuvette grenobloise dominée par
Le sommet du Moucherotte (Vercors).

Nuages menaçants sur le Vercors sud.

Une autre silhouette familière des grenoblois, la Dent de Crolles.
26 octobre 2008
Un peu de rab avant l'hiver.
La première grande offensive de l'hiver est annoncée dans les jours qui arrivent. Avant d'affronter le mois de novembre, le mois le moins palpitant en terme d'activité cycliste, il était difficile de résister à l'appel du bitume en ce dimanche 26 octobre tant les conditions météo étaient agréables. Malgré une activité cycliste en baisse sensible depuis quelques semaines, les RZWO se sont offert un peu de rab montagnard, avant que les paysages n'effectuent leur mutation hivernale. Parcours ultra classique avec les Corniches du Drac. Comme quoi le terme ultra peut être employé pour définir quelque chose de très banal! La nature nous a offert un festival de couleurs dans une atmosphère d'une douceur qui vous fait dire: "Qu'est ce qu'on est bien sur un vélo!"
Alors rien que pour le plaisir des yeux... et pour remercier ceux qui zappent de temps en temps sur Unlimited Miles pour se changer les idées.


Dans la montée de Laffrey par Séchilienne, la vue se dégage sur
la plaine de Vizille.

Couleur d'automne en arrivant sur Laffrey.

Après le village de Prunières, vue panoramique sur les contreforts
du massif de l'Oisans à l'Est.

Zoom sur le Valbonnais.

L'Obiou est à contrejour, mais il se pare de ses plus belles couleurs.

La Grande Moucherolle (Vercors).

Lac du Monteynard. On distingue au fond le Mont Aiguille et
le Grand Veymont.

Les couleurs du Monteynard. Un spectacle qui se renouvelle de saison en saison.




Le village de Monteynard. Cette vue signifie que le cycliste va
bientôt s'offrir une belle descente.

Avant cela il aura fallu négocier la méchante bosse
de la Motte Les Bains.

10 mars 2008
Les balcons du Grésivaudan.

La vallée du Grésivaudan, vue d'Hurtières.
Vallée d'origine glaciaire, le Grésivaudan relie, du Nord au Sud, Albertville, Montmelian et Grenoble. Cette plaine alluviale de l'Isère marque la limite entre les massifs calcaires préalpins de la Chartreuse et des Bauges à l'ouest, et les massifs cristallins de la chaine de Belledonne à l'est. D'une altitude peu élevée, entre 200 et 300m, le Grésivaudan permet la pratique du vélo même en hiver. Mais ce qui retiendra avant tout l'attention du cyclo-escaladeur, ce sont les multiples possibilités de grimpées, que ce soit sur les flancs de la Chartreuse ou de Belledonne. Tout est réunis pour pouvoir faire chauffer le cardio: des dénivelées importantes et de forts pourcentages. Le Grésivaudan est un terrain de jeu formidable pour les cyclistes qui aiment s'élever au dessus des plaines.

La chaine de Belledonne, vue depuis St Pancrasse sur le plateau des
Petites Roches.

Le parcours du jour, le principe est simple: partir par le plateau des Petites Roches et
revenir par le Balcon de Belledonne.
Après une période de récupération suite à la semaine intense sur la côte, l'envie de se tester sur un parcours montagneux se fait sentir. La météo a pris sa revanche, février a été ensoleillé, mars s'annonce capricieux. Les flocons de neige de mardi dernier on laissé la place à un vent du nord glacial peu propice à la pratique du vélo. Dimanche 9 mars, coup de chance, la perturbation atlantique qui approche de la France nous offre une fenêtre météo acceptable sur les Alpes avec un épisode de vent du sud et une remontée des températures. L'occasion est belle, je me programme un parcours musclé que l'on pourrait intituler "les Balcons du Grésivaudan". L'idée est simple: partir par le plateau des Petites Roches, lieu chargé de significations depuis un certain 28 octobre 2006 :-), et rentrer par le Balcon de Belledonne. Au passage j'aurai pris soin d'aller explorer la route de Brame Farine au-dessus d'Allevard, une grimpée originale offrant quelques beaux point de vues. A la louche, les 3000m de dénivelée devraient être franchis, ce qui est pas mal pour un début mars, mais nécessaire pour augmenter le capital confiance en préparation des grand rendez-vous autrichiens.

3 606 m de dénivelée annonce l'électronique, les jambes aussi!
Openrunner calcule un peu plus de 3 700 m, il semblerait que la marge d'erreur se
réduise aves les parcours très accidenté.
Le coup de pédale n'est pas encore montagnard, mais petit à petit l'effet de la
pesanteur se fait moins sentir.
Les balcons du Grésivaudan en images:

La rude montée à St Pancrace, voie d'accès au Plateau des Petites Roches et également
au col du Coq.
Après le passage des tunnels, vue plongeante sur le Grésivaudan, Bernin au premier plan
et la Zone Industrielle de Crolles au fond.

Une silhouette familière pour les grenoblois: la Dent de Crolles.

St Bernard du Touvet et son église sur fond de sommets enneigés, entre les deux
la vallée de l'Isère.

Au col de Marcieu, dominé par la barrière calcaire chartrousienne.

La rustique route de Brame Farine.

Au sommet, un panorama sympa sur St Pierre d'Allevard et sa retenue d'eau.

Après le Col du Barrioz, le balcon de Belledonne déroule une impressionnante
succession de montées et descentes. Nous avons changé de rive,
c'est la Chartreuse qui nous fait face maintenant.

Petite variante sur le balcon, le col de la Croix d'Hurtières.

La Croix de Revollat et sa vue sur la bassin grenoblois. Au fond le temps se gate
sur le Vercors.

Revel se transforme petit à petit en zone résidentielle pour les grenoblois.
Les sommets de Belledonne se couvrent, mauvais signe, il est temps de rentrer.
02 octobre 2007
Neige en septembre...
Samedi 29 septembre, après une semaine quasi hivernale, le soleil refait enfin son apparition sur la cuvette grenobloise. Le massif de Belledonne a revêtu provisoirement son manteau blanc. Pour le plaisir des yeux, pour le plaisir de l'effort, nous n'avons pas pu résister à la tentation de nous offrir une grimpée à Chamrousse, histoire d'aller voir sur place si la neige était bonne.
L'automne est là, avec lui des nouvelles sensations, fraîcheur de la neige en cuissard court, de nouvelles couleurs vives, du vert, du jaune, du rouge, du blanc, de nouvelles odeurs, humidité des sous bois... nous redécouvrons l'espace qui nous entoure. Le plaisir de rouler sans cesse renouvelé. Ouvrons les yeux, dégustons, profitons...
Voici quelques clichés pris à cette occasion, une telle quantité de neige à Chamrousse à cette époque étant assez insolite, je me permet de bouleverser la chronologie du péplum sur les Dolomites !
23 mars 2007
L'Arzelier, les Deux, l'Allimas : le Vercors oublié.
Continuons notre escapade dans le sud de Grenoble. Coincé entre le plateau rural du Trièves et les hauts plateaux du Vercors, il existe un secteur particulièrement désertique et intéressant pour la pratique du vélo.
En regardant une carte, nous pouvons localiser précisément cette zone à l'ouest d'une ligne constituée par la N75 au sud de Grenoble, entre les communes de Vif et de Clelles. Le parcours classique consistant à enchaîner les cols de l'Arzelier (1254m), le col des Deux (1222m) et le col de l'Allimas (1354m), il est tout à fait possible de faire des variantes en fonction de l'humeur et de la forme du jour, en passant par les routes qui relient Miribel-Lanchâtre, St Guillaume, Château Bernard, St Andéol, et Gresse en Vercors. Peu de plat sur ces routes qui demandent déjà une condition physique acceptable si l'on veut profiter sereinement de ces cols méconnus. Il faudra aussi se méfier de quelques traquenards comme le col des Deux versant nord, le final du col de l'Allimas par St Michel les Portes, la montée à St Andéol par St Guillaume, ces lieux anodins sur une carte Michelin savent créer la surprise et seront d'autant plus savoureux pour celui qui aura attaqué à bloc, ou qui
aura oublié sa barre de céréale à la maison!
Ces routes sont praticables très tôt dans la saison et peuvent même être envisagées en janvier ou févier grâce à un ensoleillement souvent favorable. Les paysages y sont remarquables, dominés à l'ouest par les hautes parois calcaires du massif du Vercors qui donnent à ce secteur un petit air de Dolomites. A l'est, le regard porte au loin en direction des sommets enneigés de l'Oisans et du Dévoluy. On ne manquera pas de marquer une pause au sommet du col de l'Allimas qui nous offre une vue imprenable sur le Bastion du Mont Aiguille. En bon ex-étudiant de l'Institut de Géographie Alpine, je ne me lasse pas de rappeler que c'est sur cette montagne que la tradition française a fait démarrer l'histoire de l'alpinisme avec l'ascension en 1492 par Antoine de Ville sur ordre du roi de France.
C'est toujours avec un plaisir non dissimulé que je parcours ces routes calmes permettant de tracer de beaux itinéraires avec retour par le plateau matheysin, ou alors de s'aventurer sur des boucles plus ambitieuses vers le Diois via le col de Menée.
Le col de l'Arzelier (1154 m) : versant nord.
15km, 843m de dénivelée.
Ce versant est facilement accessible pour les Grenoblois. L'ascension débute à Vif par un échauffement sur un faux plat de 3km sur une route très large jusqu'à Le Gua. A partir de là les choses se corsent avec une portion de 3,5km jusqu'à St Barthélémy avec des pentes qui petit à petit vont atteindre les 8%. Un petit replat dans la traversée du village permet de récupérer avant une nouvelle portion de 4km jusqu'à Prélenfrey avec des pentes entre 7 et 9%. La route prend un caractère montagnard avec trois beaux lacets et des portions taillées à même la roche, on commence à apercevoir les impressionnantes parois calcaires du massif du Vercors. Les 4 dernier kilomètres s'effectuent en sous-bois avec une pente irrégulière, rien d'insurmontable pour arriver au sommet du col de l'Arzelier qui est également une petite station de ski familiale. L'endroit respire la tranquillité.
Le col de l'Arzelier : versant sud (St Guillaume).
8km, 500m de dénivelée.
Le versant sud démarre de St Guillaume et propose deux options.
Une première option directe qui franchit le petit pont sur La Gresse et emprunte la D242 menant à Château Bernard. Après une courte descente en sortant de St Guillaume, la pente devient tout de suite très rude, proche des 9%, avec une série de lacets et une longue rampe sur 2,5 km. Un bon replat du côté de Château Bernard permet de profiter d'une vue panoramique sur la barrière calcaire des hauts plateaux du Vercors. Il reste alors 5 km très agréable à parcourir, à 6 % de moyenne, pour atteindre le sommet du col de l'Arzelier.
La seconde option passe par la D242a et le petit village de St Andéol. L'accès peut sembler plus facile sur la carte, mais il s'agit bel et bien d'un traquenard, la portion qui relie St Guillaume à St Andéol a de quoi surprendre et pour en apprécier les charmes je vous recommande d'essayer de passer sur la plaque! La fin de l'ascension reprend l'itinéraire de la première option à partir de Château Bernard.
Les paysages entre Château Bernard et St Andéol
Le col des Deux (1222m) : versant sud.
Pourquoi s'appelle t'il le col des Deux? Du fait de son altitude à 1222m? La proximité du hameau Les Deux?
Si quelqu'un a la réponse...
Si il y a bien un col pour lequel je n'aurai envie de rien dire c'est bien celui-là. Le découvrir sans connaître son profil est un vrai bonheur. Le début est roulant, la fin un peu moins...C'est le col qui fait mal aux jambes par excellence, le bon test pour voir si votre dérailleur est bien réglé. Si votre vélo couine quelque part, il va falloir s'attendre à troubler la tranquillité du coin avec un déchaînement de couic-couic étant donné la force qu'il faudra déployer pour franchir l'obstacle. Pour faire simple, il y a une rampe à environ 12 % de moyenne sur 1,5 km planquée entre St Andéol et le sommet du col des Deux, à chaque fois on l'oublie, et à chaque fois on s'y casse les jambes. Mais comme d'habitude on est toujours consentant pour se faire piéger!
Le versant Est du col par Gresse en Vercors n'est pas très significatif.
Vue sur Gresse en Vercors en attaquant l'Allimas
Le col de l'Allimas (1354M): versant nord.
15 km, 550 m de dénivelée
Depuis le Monestier de Clermont, ce versant ne présente pas de grosses difficultés. La montée débute par 4 km en pente douce jusqu'à Maninaire, suivis par 6 km à 5% de moyenne dans le vallon boisé de la Gresse. Cette portion est souvent fraîche et humide à la mi saison, alors qu'elle sera particulièrement appréciable par une chaude journée d'été. La traversée de Gresse en Vercors respire la tranquillité, par temps estival ce petit village de moyenne montagne donne une furieuse envie de se pauser à une terrasse et de profiter du cadre. La sortie de Gresse est un plus sportive avec un bon kilomètre à 8 %, il ne reste alors plus que 2,5 km à 5% pour atteindre le sommet du col de l'Allimas qui constitue un endroit stratégique pour admirer le Mont Aiguille.
Le col de l'Allimas: versant sud (St Michel les Portes).
9 km, 500m de dénivelée.
Le versant sud est nettement plus corsé. Après avoir quitté la N75, St Michel les Portes marque le début de l'ascension qui dans un premier temps présente des pentes raisonnables entre 4 et 8% sur 6km. La route se fraie un chemin dans un cadre forestier agréable par une succession de lacets, de replats et de rampes parfois sévères. La Bâtie en Vercors marque une nette rupture dans l'ascension avec une descente rapide sur 500m, suivie du final de 2,5 km très soutenu qui s'achève sur 1 kilomètre meurtrier à 11,5% de moyenne.
J'apprécie beaucoup ce versant qui offre la possibilité de monter en régime progressivement avant de fournir un effort total dans le dernier kilomètre. La cadre particulièrement remarquable sous le regard du Mont Aiguille et la quasi absence de voiture en font un lieu privilégié pour les cyclistes.
La côte de Miribel-Lanchâtre.
Cet itinéraire constitue une variante au col de l'Arzelier par la D8 pour relier Vif à St Guillaume. D'une altitude modeste de 850m, cette côte doit être considérée un obstacle à prendre au sérieux étant donné que des deux côtés il faudra négocier par moment des pentes supérieures à 8 % sur 3 à 4 km. Cette bosse est une classique de la région, elle permet aux grenoblois de réaliser une boucle courte mais musclée en empruntant à l'aller ou au retour le col de l'Arzelier. Cette montée est très bien ensoleillée, les températures y sont très vite agréables même en hiver.
Voilà brièvement ce que j'avais envie de dire sur ce secteur plein de charmes. Libre à vous d'y effectuer les itinéraires qui vous chantent, avec un peu d'imagination on peut y faire de beaux enchaînements ou alors utiliser ces routes comme moyens d'accès vers des itinéraires plus audacieux. Le vélo est un formidable espace de liberté : prenez une carte et laissez vous guider par votre imagination.
Descente du col de l'Arzelier sur Château Bernard
Gresse en Vercors à contre-jour!
Ambiance pastorale du côté de St Michel les Portes, le Dévoluy
à l'horizon.
D'autres curiosités locales :
Escapade en Trièves par le pont de Brion.

Le viaduc de Millau de Monestier de Clermont qui prolonge de 10,5 km l'A51 en direction de Sisteron.
Le lac du Monteynard vu depuis le Trièves
18 mars 2007
La Bise de la Matheysine.
Traditionnellement, l'image du Y grenoblois nous présente le Drac et l'Isère entourés des deux massifs pré-alpins que sont le Vercors à l'ouest, la Chartreuse au nord, et du massif alpin de la chaîne de Belledonne à l'est.
Pour le cycliste amateur de belles sorties, ces massifs présentent une multitude d'itinéraires et d'ascensions pittoresques sur lesquels nous aurons l'occasion de revenir. Cependant, au sud de Grenoble il existe tout un secteur qui fait mon bonheur dès que les conditions climatiques s'y prètent. Coincé entre l'Oisans, le Dévoluy et le Vercors: le plateau matheysin et le Trièves proposent des itinéraires paisibles, où les petits cols de moyenne altitude s'enchaînent pour notre plus grand plaisir. Le relief s'organise autour d'un axe principal que constitue les gorges du Drac et le Lac du Monteynard. A l'est, le plateau matheysin entre Laffrey, La Mure et la montagne du Conest nous offre un cadre agréable autour des lac de Laffrey, Petichet et Pierre Châtel. Quand à lui, le Trièves nous propose plus à l'ouest des escapades campagnardes autour de Mens, Clelles et Monestier de Clermont, où l'on pourra se régaler sur les pentes du col Accarias, col de Mens, Col du Faux par le pont de Brion, le pont de Ponsonnas, le Collet Sinnard, le Col de Cornillon...
Au centre, la classique boucle des corniches du Drac par Mayres-Savel et Marcieu est un enchantement permanent pour l'amateur de beaux points de vue, avec souvent en toile de fond la présence imposante du Mont Aiguille.
Pour accéder à ce secteur plusieurs solutions s'offrent à nous :
- La D529 via le Monteynard, la Motte d'Aveillans et le Collet de la Festinière : Cette belle montée qui développe 700m de dénivelée en plusieurs tronçons propose des points de vues remarquables sur les Gorges du Drac. Une première portion à environ 4% entre St George de Commiers à ND de Commiers, suivie d'une seconde portion de 5 km plus pentue entre 6 et 8% jusqu'au charmant village de Monteynard, la route devient plane jusqu'au lieu-dit le Mollard et redescend sur un petit km, avant d'attaquer la portion terminale de 3km à 5/6% qui traverse la Motte d'Aveillans et débouche au Collet de la Festinière (990 m).
- La D113, montée de Laffrey par Séchilienne : Elle se caractérise par une petite route boisée de 8 km et 600m de dénivelée à 6 ou 7% en moyenne, offrant par moment de belles trouées sur Vizille et la cuvette grenobloise, le Vercors en toile de fond. La pente y est toujours régulière, les 2 premiers kilomètres étant en commun avec la route menant à l'Alpe du Grand Serre. Cette bosse était le théâtre d'une belle course de côte de fin de saison il y a quelques temps souvent dominée Serge Garnier et Jeannie Longo, les meilleurs temps dépassant à peine les 20 mn!
L'ascension peut se prolonger au dessus du lac de Laffrey par la D115a jusqu'à Chollonge.
- La côte de Laffrey proprement dite par la N85: 7 km en ligne droite entre 8 et 12% à déconseiller fortement aux cyclistes du fait d'une circulation automobile particulièrement génante.
- la N75 plus à l'ouest permet d'accéder directement au Trièves via Monestier de Clermont et le col du Faux (899m). Le doublement de cette nationale par l'autoroute A51 rend cet itinéraire plus praticable pour les cyclistes. Il se carctérise par une longue montée de 19 km avec de faibles pentes et une dénivelée de 600m environ. Il est possible de faire une variante agréable par St Martin de la Cluze et le Collet Sinnard (990m), rajoutant un peu de dénivelée et permettant de profiter de jolis points de vue sur le Lac du Monteynard.
Au mois de mars, sentant le printemps proche, le cycliste se languit de délaisser les fonds de vallée monotone pour s'évader au calme sur ces routes qui font que le vélo restera toujours un plaisir renouvelé chaque année.
Samedi 10 mars, en anticipant (légèrement) les conditions printanières, je me suis offert une petite virée sur la plateau matheysin. Retrouvailles frisquettes, car le mois de mars, on l'oublie, c'est encore souvent l'hiver et la Bise de la Matheysine sait se faire mordante.
Le plateau matheysin en images :
Les nuages se déchirent au dessus du Lac de Laffrey.
En montant vers Cholonge la vue se dégage sur le Lac de Petichet.
Ambiance Hivernale à Cholonge.
Au dessus des Gonthéaumes : vue sur le lac de Pierre Châtel.
Ambiance canadienne.
Neige du mois de Mars.
Le village de Monteynard.
En toile de fond: le Vercors tarde à se découvrir.
07 mars 2007
Les entraînements du soir.
Et voilà c'est reparti, avec les jours qui rallongent je retrouve enfin le plaisir de pouvoir me défouler le soir sur le vélo après le boulot. Chaque année c'est avec beaucoup d'impatience que j'attends la possibilité de déguster en fin de journée les rudes montées des contreforts du massif de Belledonne : Les 4 seigneurs, Venon, La Pérérrée, Revel, St Jean le Vieux, La combe de Lancey. Autant de noms qui évoquent à chaque fois un effort intense, idéal pour acquérir une bonne condition physique au fil des sorties. Ces montées se caractérisent par des pentes souvent fortes entre 6 et 10% sur 6 à 10km, soit entre 20 et 35 mn d'efforts qui permettent de pousser à fond le système cardio vasculaire. Chaque montée possède ses propres charmes, avec ses points de vues imprenables sur la vallée du Grésivaudan, la cuvette grenobloise, le plateau des petite Roches, la Dent de Crolles, le tout sous le regard des sommets enneigés de la chaîne de Belledonne.
La lumière y est souvent magnifique le soir à la fin d'une belle journée.
Aujourd'hui, les retrouvailles ont été humides avec une Pérérrée en aller-retour, mais le plaisir de sillonner ces petites routes paisibles, loin de l'agitation urbaine était là. Malgré cette perturbation qui petit à petit franchissait la barrière du Vercors pour gagner le Y grenoblois, je me suis offert une petite pause photo.
Au fil des jours, au fil des saison, au fil de mes humeurs, je vous propose de découvrir ce formidable terrain de jeu que constitue la région grenobloise.
La Pérérrée en images :
Après un départ raide de 3km environ, tout en lacet et en sous-bois, la route débouche dans une prairie bien dégagée où l'on peut apercevoir le versant ouest du massif de la Chartreuse et le plateau des Petites Roches. Ci-contre: la dent de Crolles qui commence à être grignotée par la pluie.
La suite de l'ascension déroule sur 3 km une succession de petites rampes et de petits replats qui permettent de relancer l'allure fort agréablement.
La Pérérrée en bref :
6 km d'ascension.
350 m de dénivelée.
6% de pente moyenne, les 2 premiers kms étant à 8% de moyenne.


























