14 avril 2009
Road Burner 2009: taillé pour la distance.
Quand un cerveau débordant d'idées, un savoir faire exceptionnel, et une démarche innovante se conjuguent pour concevoir une machine, voilà ce que cela donne: un Road Burner customisé, taillé pour tracer la route des heures durant, avaler les kilomètres, accumuler la dénivelée positive. Encore une fois, François Kérautret s'est démené pour mettre au point un vélo d'exception. Les choix retenus sont étonnants, pertinents et en totale adéquation avec l'ultra-distance, une discipline spécifique et exigeante.
Petit tour d'horizon de ce Road Burner cuvée 2009. Le cadre reprend la philosophie du Road Burner 2008 avec une colonne de direction et une hauteur au sol de la boite de pédalier légèrement rehaussée. La fourche a pris un peu de volume au niveau des fourreaux pour plus de rigidité. Signe distinctif des Road Burner, l'étrier de frein arrière est inversé, l'efficacité du freinage avec ce système ayant été validé lors de la saison 2008.
En matière d'équipement, un changement d'orientation est visible avec une transmission compacte basée sur un pédalier Ultégra SL (36/50), une roue libre 12/28 pour les forts pourcentages après plus de 24h de selle. Le Dura Ace 2009 a été sélectionné pour les dérailleurs, manettes STI et étriers de frein. L'efficacité de l'équipementier japonais n'ayant encore jamais déçu. Pour la selle je reste fidèle au choix de l'an dernier avec la Fizi'k exclusivité FKC avec rails surbaissés, mousse bi densité, coque carbone, revêtement aéré et sans couture. Mon anatomie m'en remercie encore.
Les tests ont été effectués avec les roues d'entrainement en alu, mais il va de soit que le Road Burner sera chaussé sur les épreuves ultra des formidables roues carbones FKC équipées de boyaux continental competition.
L'aménagement principal pour cette année 2009 concerne le poste de pilotage (cintre FSA) complété par un prototype de prolongateur qui a demandé de nombreuses heures d'étude et de conception. Le positionnement est basé sur un appui avant-bras assez relevé pour limiter les contraintes cervicales. Les mains trouvent une prise naturelle sur deux appendices verticaux dans le prolongement des bras.
Les essais sur le terrain sont bluffants. Je n'avais encore jamais pédalé en configuration triathlète, je suis surpris d'adopter la position aéro et de la maintenir sans réelle difficulté. L'appui des avants bras et des mains permettent de trouver un calage optimal du bassin sur la selle, il en découle une transmission de la puissance tout en conservant une fluidité surprenante du cycle de pédalage. Le cycliste dispose de trois positions optimales avec au choix: mains en bas du guidon, mains aux cocottes, avant bras sur les prolongateurs. Cette possibilité autorise ainsi un espace d'expression gestuelle en action tout à fait appréciable. Varier les angles du buste et des cervicales tout en faisant travailler les segments bras/avants bras/poignets/mains dans différentes positions diminue les contraintes liées à un positionnement trop statique. Cet atout est considérable lorsque l'on envisage de passer plus de 40h non stop sur sa machine. Force est de constater que François réfléchit beaucoup et vise juste, bravo l'artiste!
Sur le plan de l'entrainement, la semaine précédente a été marquée par une participation à la cyclosportive "La Bisou". Le bilan est positif sur le plan de la forme en restant au contact des hommes en forme, seule une chute à 3km de l'arrivée due à un moment d'inattention est venue ternir le tableau. Cette épreuve a été abordée comme une séance de qualité sans aucun objectif si ce n'est de tester l'organisme. La Bisou a été rallongée par une traversée de la Bresse en direction de Bourgoin via Pérouge pour conclure la journée avec un sympathique 215 km.
Ce week-end de Pâques était l'occasion d'effectuer un test significatif en vue de la Race Across Slovénie et de me familiariser avec le Road Burner 2009. Samedi, le cap a été mis au Nord en direction de la Savoie pour un circuit splendide: Vallée du Grésivaudan, Allevard, Col de la Cochette, Albertville, Col des Saisies, Flumet, Col des Aravis, Thônes, Annecy, Col de Leschaux, Lescheraines, Col de Plaimpalais, St Alban Leysse, Les Marches, Le Touvet, Crolles. 302 km et 4 250m de dénivelée en solo en 11h02. La prise en main du Road Burner est plus que concluante, la position est confortable sur les portions roulantes et peut être maintenue dans les ascensions avec des pourcentages raisonnables. Le bilan est extrêmement positif. Pendant ce temps, Laure réussissait avec brio un superbe 250 km en solo également sur son Road Burner au look ravageur. Par liaison SMS nous nous tenions au courant de notre progression avec des messages du type "col de Leschaux poil au dos", "Plaimpalais poil au nez"! Vive la technologie!

Un Road Burner version féminine.

Une récupération active de 3 heures dimanche suivie d'une sieste crapuleuse devant Paris Roubaix pour admirer la puissance de Tom Boonen, et il est temps de se préparer à remettre le couvert le lendemain.
Pas de chocolat pour Pâques, lundi sera consacré à engranger des kilomètres. Le cap est mis vers l'Oisans et mes terrains d'entrainement habituels, accompagné d'Igor qui prépare activement le RPE et la RATA: la Romanche, le col d'Ornon, le Valbonnais, la N85, Corps, Le Motty, Ambel, Pellafol, Cordéac, St Sébastien, Mens, le Col Accarias, le Pont de Ponsonnas, La Mure, La Motte d'Aveillans, St Georges de Commiers, Vif. 200km avalé à bonne allure en parfaite complicité, les jambes sont douloureuses au départ mais le cycliste endurant possède cette faculté étonnante de se refaire la cerise au fil des kilomètres. Je quitte Igor à Vif pour repartir pour une boucle dans le Trièves: Monestier de Clermont, Col du Faux, Pont de Brion, Col de Cornillon, Mens, Clelles, N75, Col du Faux, Vif, Varces… et maison. Laure a accompli de son côté une belle virée de 160 kmavant de venir me faire un petit coucou au volant du C8 et surtout peaufiner la stratégie alimentaire. Fabuleuse journée qui se solde par 314km et 4500m de dénivelée en 11h08. Le Road Burner confirme tout le bien que j'avais pensé de lui sur la journée du samedi. Deux mots résument tout: performance et confort.
Sublime week-end 100% au vélo, il nous en faut peu pour être heureux chez les Rico.
16 mars 2009
Le retour du vélo vert.

Le Road Burner: un vélo surprenant!
Le week end du 14 et 15 mars 2009 restera une date clé dans la course poursuite après le temps, que ce soit d'un point de vue météorologique ou planification des charges d'entraînement en vue du Tour de Slovénie le 7 mai.
Ces deux jours chargés, avec deux sorties de 7 heures, ont été également marqués par des retrouvailles.
Igor, compagnon inséparable avec qui nous avions fait les 400 coups sur les bancs de la fac et dans les pelotons des cyclosportives de la fin des années 90. Une sortie 100% FKC sur les routes du Sud Isère pour un peu plus de 7h de vélo à refaire le monde sous le regard omniprésent du Mont Aiguille et dans une ambiance printanière.
Retrouvailles également avec le Road Burner que j'enfourche pour la première fois cette année avec beaucoup de plaisir. Que dire sur ce vélo formidable… à part qu'il est formidable. Une bouille sympathique avec ses tubes surdimensionnés, son étrier de frein arrière inversé, sa selle au look pépère. Sur le terrain on retrouve un mélange subtil entre confort et rendement. On découvre une machine qui ne bronche pas, taillée pour avaler les kilomètres comme dans un fauteuil. L'efficacité n'est pas en reste: le Road Burner est comme Hulk, quand il s'énerve il craque sa chemise et devient tout vert ! Chaque vélo a une histoire, le Road Burner restera profondément attaché dans mon esprit à l'enchaînement Glocknerman / Rata de l'an passé. Je respecte ce vélo comme il me respecte. Un regard extérieur ne manquera pas d'être amusé par cette relation particulière qui s'instaure entre un cycliste et sa machine.

Vélo exceptionnel, route exceptionnelle: descente de Presles vers Choranche, une manière
originale d'aborder les Gorges de la Bourne, voie d'accès royale au plateau du Vercors.
15 mars 2009
Nous approchons de la fin de l'hiver car d'un point de vue météorologique le mois de mars signifie normalement l'arrivée du printemps. L'activité cycliste étant fortement conditionnée par les aléas climatiques, ce changement est attendu comme un cap symbolique dans la saison. Quoi de plus agréable que d'aller rouler en tombant quelques épaisseurs, de mettre pour la première fois les mollets à l'air libre, d'enlever les gants de ski, le sous casque et le buff sur les oreilles. Les sensations sont subitement plus légères, le coup pédale gagne en fluidité et en efficacité. Du statut de Mammouth emmitouflé, le cycliste se transforme en élégante gazelle légèrement vêtue!

Les pires conditions forgent les meilleurs souvenirs.
22 février 2009.

Jeux Concours: un Road Burner pour celui qui localisera cette route !

Vue imprenable sur le Trièves!
Cet hiver aura été riche en émotions et en expériences nouvelles. Il aura fallu un brin d'inconscience, une grosse motivation et beaucoup d'application pour maintenir les sorties du week-end dans des conditions parfois délirantes. Je garderais longtemps en mémoire cette sortie vers Corps, ne pas confondre avec le Vercors, entre Plateau Matheysin, Valbonnais et Trièves, conclue dans le Col du Faux derrière le chasse neige. 7h de pédalage avec une bise à vous donner l'envie de rester blotti sous la couette. Une sortie de guerriers diront fièrement certains, j'évoquerai simplement l'envie de se retrouver seul face aux éléments naturels. Une sortie marquante partagée à distance et en sens inverse avec Laure, comme un grand huit qui se recouperait à son extrémité, le temps de partager une crêpe waouh avec vue sur le lac du Sautet.
Descente de Corps en direction du Barrage du Sautet: une belle vue sur le lac du même nom.
22 février 2009.
Nous allons bientôt approcher la barre des 20°, alors pour jouer un brin de provocation et pour forcer la chance météorologique :"Vivement l'hiver prochain!" Nous laissons derrière nous avec nostalgie les séances humides et froides, la sensation unique du cuissard et des chaussures qui se remplissent d'eau glacée lorsque l'on a oublié le garde boue, la goutte au nez qui n'en finit plus de couler, les doigts qui n'arrivent plus à saisir les barres énergétiques, le retour douloureux de la circulation sanguine sous la douche…Enfin bref que du bonheur!
A moins que l'hiver n'ai pas encore dit son dernier mot, ce qui est tout à fait envisageable lorsque l'on roule au cœur des Alpes.

Ciel menaçant sur le Dévoluy. 22 février 2009.

La montagne est capricieuse. 22 février 2009.

Le col de l'Holme au dessus de Corps, une alternative recommandable à la N85.
22 février 2009.
A 6 semaines du grand départ en Slovénie que puis-je dire sur ma préparation ? Où en suis-je ?
Depuis le 22 décembre 2008, 2 cycles de 4 semaines de base ont été effectués, entrecoupés d'une semaine plus light pour laisser l'organisme se régénérer. La répartition des charges d'entraînement a été totalement revue, avec des sorties longues moins longues, un accent renforcé sur le qualitatif, et une succession d'enchainements chocs sur deux ou trois jours. La barre des 200 km n'a pas encore été franchie, ce qui peut paraître étonnant si près d'une épreuve qui compte 1 180 km et 15 000 mètres de dénivelée, mais j'ai une grande confiance dans le programme mis en place. Remettre en cause ses habitudes et ses certitudes n'est pas une chose aisée, mais indispensable pour garder une motivation intacte année après année.
En matière de longues sorties, j'ai pu accumuler 2 sorties de 6h, 1 sortie de 6h30, et 3 sorties de 7h. La barre des 3000 de dénivelée a été franchie une fois. Je m'estime heureux compte tenu des conditions météo et des 3 jours de congés seulement disponibles depuis la reprise de l'entraînement.

le Pas du frou pour rejoindre St Pierre d'Entremont, unique virée en Chartreuse de cet hiver.
21 février 2009.

Paysage typique de Chartreuse en montant au col du Cucheron (21 fev 2009).
Le mois de mars a débuté avec la mise en place d'un cycle plus chargé sur 3 semaines avant une semaine plus light à la fin du mois. Un deuxième cycle de 3 semaines boostés avec la participation à la Bisou dans le cadre des Patrouilles Cyclos le 5 avril, et la Cyclo des Monts du Vaucluse le 19 avril devrait conclure le gros de ma préparation. Il me restera deux semaines pour faire du jus sans tomber dans le pot de Nutella pour aborder la Race Across Slovenia dans les meilleures conditions possibles.

Hauteur de neige impressionnante au col de Porte (21 février 2009).
30 avril 2008
Le Road Burner: pour avaler les kilomètres
Pratiquer une discipline comme l'ultra-distance nécessite un certain recul et une remise en question constante de nos motivations personnelles et nos propres capacités à atteindre les objectifs définis. Plaisir et désir doivent se conjuguer pour atteindre un état de sérénité où les éléments extérieurs n'ont plus aucune prise sur la bonne conduite de nos objectifs. S'avoir s'égarer pour mieux se retrouver, c'est un peu ce qui m'est arrivé sur les routes des Monts du Vaucluse. Est-ce la reconnaissance la veille du secteur Vaucluse-Lubéron du RPE, la perspective d'essayer la nouvelle création de François Kérautret, ou encore le raccourcissement du grand parcours, toujours est-il que 20km après le départ je me suis posé la question : "Mais qu'est-ce que je fiche là?". On reprend la copie, on efface tout, et on recommence. Suivre son intuition pour retrouver l'essentiel, être en harmonie avec sa pratique sportive, ma place n'était pas sur les routes des Monts du Vaucluse ce week-end mais un peu plus au sud du côté de Six Fours les Plages.
François m'en avait déjà longuement parlé cet hiver, nous avions déjà évoqué les petits changements de géométrie, le choix du matériel et la couleur. J'avais déjà eu le loisir d'observer le cadre à différents stades du montage, et pourtant l'excitation de voir ce nouveau vélo dans sa configuration définitive est bien réelle.
Alors que le déluge s'abat sur Toulon et sa banlieue, je découvre dans le calme de l'atelier de François Kérautret cet objet fascinant conçu pour avaler les kilomètres, son nom: le Road Burner!
La prise de contact est d'abord visuelle, puis timidement je touche le cintre, la selle, le cadre, les manettes… L'appropriation de l'objet se fait en douceur. Comment expliquer ce charme indescriptible et cette harmonie générale qui se dégagent des vélos réalisés par François ? Au premier regard le Road Burner respire la sobriété tout en restant moderne dans sa conception. Le diamètre des tubes et le choix des composants inspirent la confiance, la bête semble être taillée pour être solide. Le désir d'enfiler un cuissard pour enfourcher le Road Burner me démange. Comment va t-il se comporter?
Commençons par un petit tour d'horizon technique:
- Le cadre en acier marval conserve la même philosophie que le RZWO, avec quelques nuances sur les tubes, notamment une liaison tube diagonal/boite de pédalier qui a été rigidifiée et un tube de selle dont le diamètre a été légèrement augmenté. Le cadre a été rallongé d'un centimètre et la boite de pédalier légèrement rehaussée. Le cintre se trouve positionné un peu plus haut par rapport au sol, il en résulte un positionnement très agréable, préservant lombaires et cervicales, un atout précieux en vue du Glocknerman. Je ne présente plus le principe de la fourche droite sans déport qui se voit dotée d'un jeu de direction amélioré, ni sur les bases asymétriques.
- La principale surprise provient du positionnement inversé de l'étrier de frein arrière. L'objectif annoncé étant de pouvoir incorporer un garde boue plus proche de la roue arrière en cas de pluie, et de tester l'efficacité du freinage avec ce principe. Visuellement l'effet est surprenant, quelles vont être les réactions sur le terrain?
- Pour l'équipement du vélo, l'accent a été mis sur la fiabilité et le confort. Je reste fidèle à shimano pour la transmission et le freinage avec un mix ultegra SL/Dura Ace.
Voici les détails:
* Etriers de frein Dura Ace avec porte patin Jag Wire.
* Pédalier Triple Ultegra SL (52/39/30) avec axe intégré, manivelle 175.
* Cassette 11/23
* Dérailleur arrière Dura Ace, chape courte, galets roulements céramiques.
* Dérailleur avant triple Ultégra SL.
* Poignée Ultégra SL dont l'ergonomie a été améliorée par rapport aux Dura Ace, conçues pour les petites mains, savamment allégée par François.
* Cintre FSA carbone K-wing compact avec une guidoline Fizik rembourrée.
* Potence FKC, vis titane
* Tige de selle aluminium, retouchée par François, pour palier à la difficulté de se procurer une tige de selle carbone au diamètre adéqua
* Selle préparation spéciale usine Selle Royal sur base aliante, rails surbaissés et rembourrage bi densité, revêtement sans couture.
* Roues carbones FKC, profil 39mm de fabrication Zipp, moyeu DT, rayons windcurve tendus à 100kg permettant d'exploiter les vents latéraux, écrous FKC, le tout chaussé des incontournables boyaux continental compétition.
* Pédales Speedplay.
* Pour compléter le tableau: les portes bidons carbone sont montés avec une visserie inox titane sur des inserts destinés à rendre silencieux l'ensemble sur chaussée dégradée, les gaines de freins et dérailleurs Jag Wire sont enrichis en graisse.
Les premiers tours de roues avec cet engin ont été effectués sur les hauteurs de La Ciotat pour une prise de contact cool agrémentée d'une séance photos. Sans produire d'efforts particuliers le vélo se montre facile à vivre et d'un confort jusque là inconnu sur une machine performante. La descente tortueuse sur Ceyreste est abordée à bonne allure, le Road Burner se montre d'une stabilité et d'une maniabilité redoutable. Il me semble que par rapport au RZ, le Road Burner a moins besoins de prendre de l'angle pour virer sec. Cerise sur le gâteau, le freinage se révèle efficace, puissant mais pas dangereux, avec une force de freinage rééquilibrée entre l'avant et l'arrière.
La deuxième sortie est effectuée à Grenoble sur un terrain que je connais bien, avec la ferme intention de brusquer un peu le Road Burner. C'est le coup de foudre immédiat. Je ne connais pas la formule magique mais ce vélo est rigide de partout (latéralement, boite de pédalier, colonne de direction) et d'un confort exceptionnel. Le Road Burner se comporte comme un rouleau compresseur, il aime avaler les kilomètres à rythme soutenu. Il excelle sur les bouts droits négociés avec du braquet, les gros rouleurs seront aux anges, rien ne bronche. Le positionnement est parfait pour se caler au fond de la selle, enrouler du braquet, facilité par la prise ergonomique et la faible profondeur du cintre FSA main en bas du guidon. Lorsque la route s'élève, contrairement au RZ où je me sentais plus à l'aise en force, le Road Burner semble se montrer plus efficace et moins éprouvant pour l'organisme sur un braquet véloce. C'est surprenant. Dans ce domaine j'affectionne un style bien particulier alternant position assise souple et danseuse avec une ou deux dents en moins. Le choix du triple plateau se montrera judicieux pour les périples au long cours du mois de juin. Cette sortie boostée aura été un véritable enchantement, bluffé une deuxième fois par le travail de François.
Encore une fois, les Hautes Alpes constitueront le terrain de jeu idéal pour tester le Road Burner dans un contexte proche de ce qu'il faudra gérer sur les épreuve autrichiennes, avec la pluie en moins. Le programme est simple:
- 202 km samedi pour une dénivelée de 4200m, un tour du Lac de Serre Ponçon amélioré par le col Lebraut, le Col des Fillys, Le col St Jean, Le Sauze du Lac, la montée aux Orres, Réallon, et le col de Manse.
- 208 km dimanche pour 3500m de dénivelée par le belvédère du col St Jean, Barcelonnette, le col de Vars, Embrun, Réallon et le col de Manse.
Avec un rapport distance/dénivelée de 21m par kilomètre, la sortie du samedi se situe à un niveau de difficulté situé entre le Glocknerman (15,6 m de dénivelée par kilomètre) et la Rata (24 m de dénivelée par kilomètre), quand à lui le RPE ne représente que 12,6 m de dénivelée par kilomètre. La moyenne réalisée sur cette sortie est de 26,5 km/h seul, avec une paire de roue d'entraînement, un chiffre encourageant sachant que les fourchettes se situent entre 25km/h et 28 km/h pour bien figurer sur le Glocknerman, 22 km/h et 25 km/h sur la Rata. La sortie du dimanche aura été réalisée équipé des roues en carbone, en compagnie de Laure sur 150km, et à allure plus soutenue sur les deux dernières ascensions identiques à la sortie de la veille.
Voici les constatations:
- Le Road Burner se distingue de tout ce que j'ai connu jusque là par son confort. La selle Fizik, bien que ne répondant pas à la mode du light, permet une assise franche et large, sans aucune irritation après ce gros week end. Le cintre est confortable en toutes circonstances. La transmission en triple plateau fonctionne parfaitement bien, l'emploi d'une chape courte raccourcissant le temps de réponse.
- Le Road Burner est exceptionnel en descente. La tenue de route est parfaite et rassurante même sur chaussée dégradée, les descentes peuvent être abordées avec confiance même dans un état de fatigue avancée. Le pilotage réclame moins d'attention pour se positionner dans les bonnes trajectoires. La prise d'angle est moins extrême qu'avec le RZ pour négocier des virages serrés.
- Le freinage a été amélioré par l'inversion de l'étrier arrière, les forces de freinage sont rééquilibrées entre avant et arrière. Celui-ci est puissant mais pas dangereux, les risques de blocages semblant diminués.
- Le Road Burner excelle sur les sections roulantes, un peu moins réactif au démarrage que mon RZWO, je maintient des vitesses élevées plus facilement.
- Dans un souci d'économie sur longue distance, les bosses devront être négociées plus en souplesse. La rigidité de la boite de pédalier et de la colonne de direction font merveille dans les forts pourcentages et dans les transitions position assise et danseuse.
- L'utilisation des roues carbones rend le vélo plus maniable, leur faible masse permet un gain que j'ai estimé à 5%/7% sur les deux derniers cols de dimanche avec un niveau de fatigue et une sensation d'effort comparable, soit environ 1 à 2mn de mieux sur une ascension de 30mn. Mon compteur HAC4 estime un gain en puissance d'environ 13 watts (+5,4%), valeur purement indicative car le système de calcul ciclosport ne prend pas en compte tous les paramètres réels (vent, frottements,…). Ce gain pourra être mis à profit soit pour s'économiser, soit pour rouler plus vite. Le freinage n'est pas altéré par le revêtement carbone.
Pour conclure, le Road Burner semble taillé pour l'endurance. Son comportement est semblable à un rouleau compresseur conçu pour avaler les kilomètres. Plus à l'aise sur les grandes chevauchées que sur un vire-vire, son confort fera la différence quand les heures de selles se compteront par dizaines. Son extrême rigidité se ressent immédiatement, l'énergie étant parfaitement retransmise lors du pédalage. Il ne me reste plus qu'à exploiter les qualités de ce vélo dont la personnalité se dégage sensiblement du reste de la production et des modes actuelles.
29 octobre 2007
Hors la loi!
Depuis le 25 octobre 20007 la norme NF EN 14781 concernant les vélos de course est entrée en vigueur. A compter de cette date seront déclarés "hors la loi" tous les vélos qui ne pourront pas répondre aux exigences de cette norme. Dans l'état des choses seul les vélos produits en série vont pouvoir être homologués, et seront exclus de la norme les cadres sur mesure, les montages à la carte, les roues artisanales...
Au nom de la sécurité nous allons devoir rouler sur des vélos d'usine standardisés.
J'ai roulé ce week-end sur un vélo artisanal "hors la loi" et ce n'est pas prêt de s'arrêter, sauf si la norme NF EN 14781 est modifiée.
18 mai 2007
François Kérautret : Un homme, des idées et un vélo à part.

Un RZWO au sommet : samedi 19 mai, 2640m premier Galibier saison 2007
Essayer un nouveau vélo constitue toujours un moment excitant. Les premiers tours de roues permettent de ressentir cette alchimie résultant de la géométrie du cadre, de la position adoptée, des matériaux utilisés, des roues et des différents composants. Depuis mes débuts en cyclosport en 1991 avec la Marmotte, j'ai eu le loisir d'user mes cuissards sur pas mal de vélos différents, qui, au fil des kilomètres parcourus, des cols escaladés, des gamelles, des cyclosportives, se sont forgés leur propre histoire. Dix vélos en 15 ans de pratique qui ont oscillé entre carbone et alu, et un choix pour les roues qui s'est orienté du 700 vers le 650 sans aucun regret. Si mon 11e vélo devait être également en 650, je rêvais de quelque chose de radicalement différent.
Comment s'y retrouver dans l'offre surabondante que le marché nous propose, comment distinguer un bon cadre d'un autre ? Comment croire que tel cadre sera autant confortable que rigide ? Comment croire que ces cadres à moins d'un kg sur la balance ne vous pétera pas entre les jambes au bout d'une saison? Comment faire un choix alors que ma pratique s'oriente de plus en plus vers les longues distances où les principaux critères seront le confort et la fiabilité ? Comment s'y retrouver parmi les différentes études posturales du marché qui d'un concept à l'autre vous feront varier vos côtes de plusieurs centimètres ? Tellement de questions sans réponse, et quelque soit le choix que je ferais il faudra faire des compromis. Face à ces doutes et après avoir épuisé les différents catalogues, surfé sur tous les sites de constructeurs, mon choix s'est porté sur la production de François Kérautret suite aux conseils avisés d'Olivier Dulaurent. Vous ne trouverez peu ou pas de pub dans les magasines pour cet homme, les vélos qu'il conçoit ne sont jamais sélectionnés pour être élu vélo de l'année, et pourtant…
C'est avec une pointe d'émotion que j'ai pris mon téléphone pour contacter François Kérautret, on comprend tout de suite que cet homme est un passionné, qu'il n'est pas là pour vous refourguer un vélo à tout prix et qu'il va falloir être patient pour rentrer dans son univers. Le rendez-vous est pris pour une visite à Six Four les Plages dans la banlieue de Toulon pour discuter de tout ça et déjà une légère excitation se fait ressentir.
10 jours plus tard, nous nous rendons avec Laure à Six Four pour rencontrer François chez lui dans son atelier. L'endroit est sobre, une pièce est aménagée en poste de travail pour
concevoir les plans de ses vélos, alors que le reste de l'espace est réservé au montage. Quelques roues carbones sont exposées permettant d'admirer la qualité du travail, nous avons de la chance, un vélo est là en attente de livraison, le coup de foudre est immédiat : qualité des peintures, géométrie du vélo, finitions, prise en main du cintre, souci du détail…Nous avons passé l'après midi à échanger, l'homme est à l'écoute des attentes de ses clients, son discours est passionnant. Patiemment il nous explique tous les détails qui font que ses vélos sont uniques, petit à petit on sent qu'il élabore dans sa tête la future machine qu'il va concevoir. Viennent alors les choix des braquets, du groupe, des roues, des pédales, des couleurs. Le vélo prend forme dans notre imagination, les doutes se sont envolés, le RZWO sera le vélo de nos rêves, celui que l'on n'osait plus espérer. Après cette rencontre pour le moins excitante, le plus dur reste à faire: attendre et retrouver son vieux vélo.
Le temps passe, on se pose à nouveaux des questions : est-ce que j'ai fait le bon choix ? Puis un samedi du mois de mars, en pleine ascension du Col de Porte, je reçois un coup de fil de François qui m'annonce que la conception du vélo avance bien, il lui a fallu 8h de travail pour en faire les plans, il me parle des roues carbones et des avantages que cela pourrait m'apporter sur les grosses dénivelées vu le faible poids en rotation, il faut aussi que je me décide pour la couleur. L'excitation est montée d'un cran, il faudra encore un peu de patience.
Fin avril, je termine un tour assez corsé dans le Champsaur et je reçois un SMS avec une photo. Intrigué, j'ouvre la pièce jointe : Surprise je découvre mon vélo qui est en fin de montage dans l'atelier de François, il ne manque plus que la guidoline. Coup de fil au monsieur : "Ton vélo est prêt, tu peux passer le chercher mardi." C'est énorme, j'ai prévu de faire une sortie de 200km demain lundi et je n'arrive pas à fermer l'œil, je ne pensais pas que je pouvais encore être aussi excité à l'idée d'un nouveau vélo.
Mardi 1er mai, c'est la fête du travail, pas pour François qui nous reçoit à nouveau chez lui. Difficile de décrire cet instant magique, ces quelques secondes où vous apercevez pour la première fois votre nouveau vélo tant attendu. C'est un régal, les couleurs sont beaucoup plus sobres que ce que les photos laissaient paraître. Le blanc nacré, le orange et les liserés gris se colorent de petites paillettes discrètes à la lumière du jour, de plus les teintes changent suivant l'angle de la lumière. J'observe intimidé les détails du montage, c'est parfait, quel soucis du détail, c'est admirable. Toutes les gaines de transmission ont été étanchéifiées au maximum, la guidoline a été renforcée pour le confort. Je suis conquis. L'après midi se passera comme sur un petit nuage, entre petits réglages, explication, et démonstration de collage de boyau. Vient l'instant du départ, et là on sent que François laisse partir avec une petite pointe d'émotion le fruit de son travail, il veille à son bébé jusqu'au bout en vérifiant qu'il est bien protégé dans notre Berlingot. Chapeau bas monsieur, c'est un vrai travail d'artiste qui a été accompli, et l'attente ne pèse vraiment pas lourd quand on voit le résultat. En comparaison, le réseau Bouticyle-Cyfac est en train de mettre plus de temps pour réparer le bris d'une pièce sur mon cadre carbone que François Kérautret pour concevoir un vélo de A à Z.
Parlons un peu de ce vélo qui répond au nom étrange de RZWO, qu'est ce qui fait sa particularité ?
A l'heure où le carbone règne en maître sur le marché, François Kérautret reste fidèle à l'acier. Cela peut surprendre. Les tubes en acier Marval, un acier rare que seul François Kérautret utilise pour concevoir des cadres, sont issus de plusieurs constructeurs en dehors du circuit classique des fournisseur de tubes. Ils sont élaborés suivant un cahier des charges draconien et retravaillé pour leur donner les caractéristiques de confort, rigidité et nervosité voulue en fonction du profil de l'utilisateur. Il suffit de passer sa main sur les tubes pour sentir le travail sur la section et le diamètre impressionnant des tubes diagonal, horizontal et de la douille de direction. Le travail des soudures est de première qualité, le trait est fin et régulier et il n'a pas été poli pour un souci de fiabilité
Visuellement il est impossible de rester insensible à la géométrie du RZWO, on aime ou on n'aime pas, personnellement j'ai adhéré immédiatement à ses lignes atypiques, la rupture esthétique est radicale avec ce qu'on a l'habitude de voir..
En premier lieu notre regard se porte sur l'arrière du vélo, si tout semble normal au premier coup d'œil, on
aura remarqué au passage la beauté de l'usinage des pattes arrières, un examen attentif nous permet de voir que l'arrière du vélo est asymétrique. En effet la base arrière droite est décalée sur la droite de 7 mm environ par rapport à la boite de pédalier, ce principe permet de monter des roues arrières au rayonnage symétrique supprimant ainsi le fameux parapluie. Grâce à ce principe, François Kérautret parvient à monter des roues arrières symétriques dotées d'un rayonnage équilibré et extrêmement tendu. D'autre part le réalignement des lignes de chaînes permet des croisements jusque là impossible, les fanas du tout sur la plaque adoreront.
L'aspect le plus frappant du RZWO provient du train avant, c'est ce qui pourra choquer les esprits conservateurs et finir de convaincre les plus audacieux. On remarque immédiatement la potence d'une taille minuscule, ce choix s'explique par la présence d'une fourche à déport nul, Rake Zero en anglais d'où l'explication des initiales RZ. En effet François Kérautret est le seul fabricant de vélo au monde à proposer une fourche droite du pivot jusqu'aux pattes. Sur une fourche classique dite droite, seul les fourreaux sont droits, les pattes étant positionnées 4 ou 5 cm en avant de la projection du pivot de fourche. Bien entendu cela modifie sensiblement la géométrie du cadre qui se caractérise par une longueur inhabituelle afin d'avancer la colonne de direction et d'obtenir un empattement suffisant pour garantir la stabilité du vélo.
Les atouts de ce principe sont multiples: conjuguer stabilité et maniabilité, conserver un excellent appui au sol de la roue avant lorsqu'elle pivote, et supprimer le phénomène de lacets. Faites l'expérience avec un vélo normal dans une bosse avec un gros braquet, le vélo aura tendance à tanguer de gauche à droite, alors que le RZWO reste droit. C'est autant d'énergie économisée.
Pour les roues, François Kérautret reste fidèle au 650 quelque soit la taille de l'utilisateur, les avantages de ce diamètre ne sont plus à démontrer en terme de qualités dynamiques. D'autre part François encouragera ces clients à goûter aux joies des boyaux, le confort et le touché sur la route étant incomparable par rapport à des pneus haut de gamme. Le slooping bien prononcé du cadre permet d'obtenir des géométries bien équilibrées et harmonieuses quelque soit la taille de l'utilisateur.
Je continue ce petit tout d'horizon avec la présentation des périphériques.
Le cintre Kéro3 est une pure merveille, ergonomique dans le vrai sens du terme, permettant plusieurs positions des mains en haut du cintre, une prise main en bas du guidon facilitée, et un appui au niveau des cocottes exceptionnel sans pourtant entraver l'accès aux poignées de frein pour les petites mains.
Le jeux de direction made in FKC est particulièrement soigné, équipé de joints en PTFE graphite, monté dans des coupelles en inox, entièrement étanche et doté de graisse de haute qualité. Après 1000 km d'utilisation, et déjà des sorties sous la pluie, aucun jeux n'est à déplorer, aucun réglage à effectuer. Oubliez les jeux de direction intégrée qui se dérèglent tous les six mois, uniquement créés pour faciliter la production de masse.
Le boîtier et le pédalier sont issus de la production FSA mais avec un cahier des charges scrupuleux établi par Kérautret. Encore une fois les choix peuvent surprendre, François m'a orienté sur un triple plateaux (32/40/53) étant donné mes objectifs avec des manivelles de 175 pour obtenir un pédalage plus économique sur le long terme.
Je reste fidèle au Dura Ace pour la transmission, seule touche exotique avec des étriers chorus skeleton "modifié".
La tige de selle est aussi une grande trouvaille avec un système de réglage par expandeur interne qui se démonte et se règle sans outil. Avec ce système, impossible d'être victime d'une selle qui baisse intempestivement. Quand à la selle, pas d'hésitation François monte une Fizi:k Aliante Braided pour tout le monde, une selle incomparable de confort qu'il a lui même élaboré avec Fizi:k.
Après ce long descriptif, on ne souhaite qu'une chose: essayer la bête. Vous ne serez pas déçu!!
La première impression est celle d'une rigidité phénoménale du train avant: l'ensemble fourche avec pivot surdimensionné, petite potence, et cintre se révèle inflexible même sur les sollicitations les plus brutales.
La deuxième impression frappante repose sur une position parfaite, on retrouve très rapidement ses appuis, les angles de pédalage sont différents de ce que j'ai connu auparavant avec un recul bien plus important. Après un petit temps d'adaptation, on réapprend à exploiter son potentiel musculaire, et nul doute que petit à petit des progrès se feront sentir. Pour étudier la position d'un cycliste, François Kérautret commence par positionner celui-ci dans l'espace sans aucune contrainte matérielle, en respectant les angles de travail, les points d'appui à l'effort et le transfert des masses dans les différentes positions de pédalage. Ensuite, le plan du cadre est établi en fonction de ces points d'appui à l'échelle 1/1, et un système inédit de retranscription permet de construire le cadre avec un précision de 1/10e de mm par rapport au plan.
Troisième constatation: le rendement général du cadre est étonnant, en aucun cas il ne souffre de la comparaison avec les cadres carbones ultra rigide disponibles sur le marché. Je n'ai ressenti aucune perte de rendement par rapport à mon cyfac carbone T800H malgré que le RZWO soit en acier, avis aux fanatiques de la fibre composite. Je peux même rajouter que le cadre se révèle plus confortable que tout ce que j'ai connu jusqu'à présent, résultat de la position idéale, du travail des tubes, et des roues à boyaux.
Pour finir sur l'aspect le plus incroyable, le vélo possède une tenue de route et une maniabilité extraordinaire. Il faut l'essayer pour le croire: fini les appréhensions à l'entrée d'un rond point, la peur des descentes scabreuses et des routes humides. Le vélo se révèle très ludique, se positionnant où l'on veut, adoptant n'importe quel type de trajectoire, il devient redoutable dans les enchaînements de lacets. Sans exagérer on peut se permettre des passages en courbes serrées avec 4 à 5 km/h de plus. La sensation de sécurité est totale grâce à une accroche efficace du vélo quand celui-ci prend de l'angle. Un mauvais descendeur pourra se sentir en confiance avec cet engin, alors qu'un très bon descendeur pourra faire des dégâts redoutables. Le RZWO, il vaut mieux l'avoir avec soit que contre soit!
Pas la peine d'en dire plus, vous avez compris mon enthousiasme pour cette machine.
Bien entendu le moteur principal du vélo reste le nombre de watts que l'on pourra lui envoyer, mais la somme de grandes trouvailles qui composent cette machine permettent d'exploiter au maximum nos possibilités et connaître un plaisir sans limite. Comment décrire ces instants formidables où l'on se sent en harmonie avec son vélo, que celui-ci roule bien avec une sensation de fluidité, le tout dans un cadre naturel hors du commun et c'est l'extase totale.
François Kérautret a l'immense mérite de vouloir sortir des sentiers battus, d'expérimenter de nouvelles idées, de bousculer les idées reçues dans le milieu du cycle qui se veut particulièrement conservateur. Il possède aussi ce don qui est de susciter le rêve chez les utilisateurs. Après de nombreuses années de pratique et beaucoup de matériels utilisés, il est encore possible de ressentir des sensations nouvelles et de s'émerveiller devant un vélo en acier.
Un grand merci à François pour le bouleau accompli, sa disponibilité et pour m'avoir fait connaître une autre dimension.
Pour en savoir plus sur le travail de françois Kérautret :






































