Unlimited Miles

cyclosportives, ultra et randonnées

29 juillet 2009

Rasrperaam!

A
Once upon a time in the West...

   

Drôle de titre pour relancer Unlimited Miles, à l'image d'une drôle de saison que j'aimerai bien relancer également. Si le vélo est un sport accessible et populaire, il est avant tout l'apprentissage de l'humilité. Pour celui qui se fixe des challenges ambitieux à atteindre, qu'ils soient compétitifs ou non, la difficulté de l'effort renvoie immédiatement l'individu à la réalité de ses capacités.

Le vélo est un vaste univers où les formes de pratiques, les philosophies, les idéologies, se croisent, s’enrichissent, se rejètent où s’ignorent. Chaque individu trouve une part de bonheur dans son approche du vélo, qu’il soit randonneur, compétiteur, touriste, flâneur… Quoi de plus idiot que cette phrase entendue fréquemment  dans le microcosme cycliste :

« Moi je roule pour le plaisir ! »

Faudrait-il opposer ceux qui roulent pour le plaisir et ceux qui roulent pour se faire ch… ?
L’une des richesses du cyclisme réside dans la diversité des personnalités que l’on croise au grès de ses pérégrinations. Alors pour rigoler un peu, et pour alimenter cet article fourre tout, voici une classification caricaturale et humoristique des différents profils que l’on peut croiser sur les routes :

- Les surdoués qui n'ont jamais mal, et/ou qui roulent peu pour être bon. Catégorie très énervante !
- Les surdoués qui roulent beaucoup, mais qui ne le disent pas. Catégorie énervante également mais surtout amusante.
- Les surdoués qui roulent beaucoup et qui le disent. Catégorie qui suscite l’admiration.
- Les flemmards qui ne roulent jamais et qui en bavent, ceux-là savent pourquoi ils sont scotchés au bitume. Catégorie qui rassure les autres.
- Les besogneux qui doivent beaucoup rouler pour avoir le droit de se croire bon et en baver. Un jour ou l'autre ils sont scotchés au bitume et ne savent pas pourquoi.
J'ai encore eu la preuve cette année que j'appartenais à ce groupe.

De cette classification sommaire se dégagent plusieurs types de personnalités :
- Le vrai bon, qui sait qu'il est bon, et qui reste modeste.
- Le vrai bon, qui sait qu'il est bon, et qui se la pète.
- Le vrai bon, qui ne sait pas qu'il est bon, et qui en général demeure modeste.
- Le faux bon, qui pense être bon, et qui se la joue modeste.
- Le faux bon, qui pense être bon, et qui se la pète.
- Le vrai mauvais, qui ne sait pas qu'il est mauvais, et qui en général se la pète. Cette catégorie est assez similaire à la précédente, à la nuance près que le vrai mauvais est toujours mauvais et que le faux bon et parfois bon.
- Le vrai mauvais, qui sait qu'il est mauvais, et qui en général se la joue profil bas.

Bien entendu, ce délire est à prendre au deuxième degré, toutes ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés n'est que pure coïncidence.

Même si 2009 n'est pas encore terminée, cette fin de décennie ne restera pas dans ma mémoire sur le plan sportif. Avec pour l'instant une gamelle à la Bisou et un DNF en Slovénie, j'ai connu des années plus glorieuses. Peu importe, si je dois ne conserver que le positif, 2009 restera une année enrichissante marquée par des expériences nouvelles.
 

rasrperaam2
Du Karst Slovène au petit matin...
 
B
... en passant par le Mont Ventoux...
 
C
...et Monument Valley!

Ta RAS en Slovénie.

Après l'enchaînement délirant  RPE, Glocknerman, RATA et REV effectué en 2008, j'étais persuadé que plus grand-chose ne pouvait me pousser à l'abandon. Et pourtant début mai sur la Race Across Slovenia, c'est vers le 700e kilomètre que je jetais l'éponge après une succession infernale de bosses dans les vignes du côté de Maribor.

Cette scène étrange restera longtemps gravé dans ma mémoire. Pour la troisième fois en peu de temps je m'arrête sur le siège avant du C8 pour fermer les yeux, encore un prétexte pour ne plus avoir mal pendant une vingtaine de minutes. Je me bats depuis près de 24 heures avec des douleurs tendineuses au mollet droit et au genou gauche, à cela s'ajoute une main gauche qui ne répond plus. Perte de mobilité des doigts, tendinites, c'est la totale, l'expérience de la longue distance avec un seul membre valide n'est pas ce qu'il y a de plus agréable. J'ai réussi à maintenir un rythme honorable pendant 450 km, mais depuis la fin de journée c'est sauve qui peut. Où le corps et le mental trouvent-il les ressources pour continuer? A quoi tout ce cirque rime t'il ? Pourquoi s'imposer de telles douleurs?

Je n'aime pas parler de souffrance sur une ultra. La souffrance est quelque chose que l'on subit, une maladie, un accident, une peine profonde… Le terme "douleur" correspond mieux à ce que l'on endure sur une ultra: mal aux jambes, aux pieds, aux fesses… Il suffit de dire stop, et les douleurs cessent. Nous maîtrisons ce que nous nous infligeons, inutile de se plaindre car nous sommes complices de nos douleurs. La douleur fait partie du plaisir, on l'apprivoise, on s'y habitue, on apprend à la contrôler. Mais lorsque la douleur devient souffrance, il est temps de se poser les bonnes questions.

Laure et Gisèle attendent patiemment à l'arrière du C8 tandis que Bertrand se caille dehors allongé sous un abri bus. Je ferme les yeux mais impossible de trouver le moindre réconfort, les doutes m'assaillent. Le silence profond n'est interrompu que par le bruit des  quelques concurrents qui nous dépassent. Cela fait déjà bien longtemps que je me contre fiche du classement. Il est temps de faire le point:

"Bon, il nous reste combien? 500 kilomètres environ?"
"Oui c'est ça!"
"A mon rythme j'en ai pour pas loin de 24 heures! Vous vous sentez capables de tenir encore une journée?"
"Oui, pas de problème, ne t'inquiète pas!"
" Bon alors je repars."

Le mental a encore une fois repris le dessus. Je m'extirpe du C8, Bertrand ouvre un œil, je tente quelques pas pour satisfaire un besoin naturel et je manque de m'étaler sous la douleur du genou. Check-up mental rapide de la situation, jusqu'à présent je n'avais pas admis que l'abandon était la plus sage des décisions, et en une fraction de seconde cette solution me paraît subitement inévitable. J'ai tenté ma chance sur le RAS et je me suis planté, il faut l'admettre. Dégrafer le casque et éteindre les lumières, deux gestes simples qui veulent dire stop.

Abattu je me tourne vers Laure:
"Voilà, ça sera Did Not Finished!"
A mon grand étonnement elle ne proteste pas.

Abandonner n'est pas une solution de facilité. Si sur l'instant on met fin à nos douleurs immédiates, on sait pertinemment qu'il va falloir gérer "l'après". Et même si tout cela n'est que du sport, il n'est jamais facile de digérer un échec sur un événement que l'on a préparé à 150% durant quatre mois. Je pourrai me trouver X raisons qui m'ont conduit à cet abandon, je préfère me contenter de :" Cela n'a pas fonctionné comme je le voulais, c'est tout!"

 

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Traversée des Alpes Julienne en Slovénie, col de Vrisc.

Le juste prix.

En pleine crise du pouvoir d’achat, dans un contexte où le prix des épreuves sportives est souvent montré du doigt, à quoi avons-nous droit pour 200 euros d’inscription. Revue de détails :

- En cadeaux de bienvenue :  un T-shirt, un maillot cycliste aux couleurs de la RAS, des bidons géants, et quelques bricoles très utiles genre poster, baume pour les lèvres, porte clés…
 
- Avant la course : Un Road Book très détaillé et compréhensible, un briefing technique, un diner en grandes pompes avec musique (bruyante), tirage au sort des horaires de départ en présence des coureurs lors du repas, contrôle technique des véhicules d’assistance et des vélos.
 
- Pendant la course : Un départ grandiose en début de soirée en plein centre de Postojna, les concurrents s’élancent toutes les deux minutes sur une rampe digne du Tour de France avec musique tonitruante et projecteurs hollywoodiens, 12 contrôles officiels, un suivi GPS des concurrents en temps réel, et des commissaires officiels et banalisés qui veillent au respect du règlement. Un décryptage de ce dernier révèle l'importance accordée à l'éthique et à la sécurité : non drafting obligatoire, respect du code de la route (interdiction absolue de bruler les feux), et assistance rapprochée obligatoire, même pour aller faire pipi.
 
- Après la course : je n’en sais rien, je n’ai pas eu la possibilité d’aller jusque là. Des récompenses en argent sont accordées aux différents vainqueurs masculin et féminin, sujet sensible, on aime ou on n’aime pas. Pour ma part cela ne me choque pas. L’Ultra se pratique en Europe de l’Est dans un contexte radicalement différent de ce que nous connaissons en France. Les épreuves mettent en place une communication conséquente auprès des médias, les athlètes qui y participent sont reconnus sur le plan international et vivent parfois de leur pratique sportive. L’esprit de compétition y est clairement affirmé, et de ce fait la RAS s'adresse à des ultras possédant un minimum d’expérience. On peut déplorer que la RAS soit une épreuve axée sur la performance avec les travers que cela entraîne (récompenses, classements, compétition, athlètes semi professionnels, sponsors avec enjeux financiers, grand show, communication à l'échelle nationale...), laissant peu de place à une convivialité bon enfant, et pourtant on ne peut pas nier que le Fair-play et le respect restent des valeurs fondamentales mises en avant par les organisateurs.

Entre les 50 euros du REV, convivial à souhait, avec saucisson et cancoillotte, road book à tracer soit même, les 150 euros du RPE avec course d'orientation et paella géante, les 200 euros de la RAS avec la totale, les 400 euros du Glocknerman et de la RATA avec des contrôles à effectuer soit même via SMS et 10 000 euros de primes remises aux 10 premiers, le spectre du rapport qualité prix sur les épreuves dites Ultra en Europe est large. A nous de bien déterminer ce que nous recherchons en nous engageant sur une épreuve Ultra, l'organisateur propose, les concurrents disposent. Les moyens logistiques et humains mis en œuvre, les contextes culturel et financier, sont tellement disparates  d'une épreuve à l'autre que le débat du juste prix ne peut qu'engendrer des débats passionnés. Participer à une Ultra implique un coût financier conséquent entre l'inscription, le voyage, l'hébergement, la logistique, la préparation... Cette démarche doit rester un choix et non un sacrifice sur le plan financier même si il implique de faire des concessions. Jusqu'à présent je n'ai encore jamais regretté ce choix.

On peut également décider de se lancer sur de tels parcours en autonomie totale, sans tambours ni trompettes, l'expérience sera tout aussi enrichissante et remarquable et le coût fianncier nettement plus modeste. Les débats sur la pratique de la longue distance sont infinis, signe que cette forme d'effort est séduisante et engendre désir, envie, mépris ou indifférence. A nous de définir ce que nous recherchons en nous engageant sur une épreuve dite Ultra.

 

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Glass Elevator: entrée dans le désert de Californie.

Le RPE et la RAAM en thérapie.

Après une grosse désillusion, l'envie de tout arrêter est une réaction prévisible. Entre les pépins physiques, les doutes, la période post RAS restera marquée par une profonde incertitude. Comment remonter la pente? Tout arrêter n'est pas une solution si c'est pour nourrir des regrets à l'infini.

Les expériences du RPE avec Laure, et l’assistance de Dominique sur la RAAM ont constitué des occasions rêvées pour prendre du recul, tout en marquant un temps d’arrêt dans une pratique frénétique et addictive. A la sortie je constate que ma dépendance aux sports d’endurance est loin d’être en voie de guérison.

Le Raid Provence Extrême c’est 580 km de paysages grandioses: le Ventoux, le plateau de Valensole, le Verdon, le Vaucluse, le Luberon, les Alpilles… une ballade hors du temps avec des sensations uniques procurées par la lumière et les senteurs provençales.
Nous nous sommes engagés au RPE cet hiver, Laure et moi, en formule Grand Randonneur. Laure a préparé cet objectif patiemment pour s’offrir et vivre une première expérience sur une épreuve au format ultra. Alors malgré un physique chancelant, un mental au fond du trou, des avis qui me disent « non », comment aurais-je pu refuser cette invitation à l’évasion en partageant le RPE avec Laure ?

 

F
Au dessu d'Aiguines, le RPE aborde les Gorges du Verdon et pénètre
dans une nouvelle dimension.

Nous avions initialement prévu de faire le RPE chacun à notre allure. La décision de le faire ensemble a été prise le matin même en rejoignant le départ en voiture :
« Laure, est-ce que ça t’embêtes si je roule avec toi ? »
« Non,  tu fais ce qu’il te semblera le mieux pour toi. »
Voilà comment on se retrouve à passer une nuit blanche sur un vélo avec sa femme. Nous n’avons pas beaucoup parlé durant ces 580 kms, mais que d’émotions.

 

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Les Gorges du Verdon, suspendu entre ciel et terre.

En dehors de l’aspect exceptionnel et mythique que représente la RAAM pour un apprenti Ultra, le défi majeur pour moi était d’effectuer une coupure totale de vélo durant 17 jours en plein mois de juin. Le truc impensable pour un roule-toujours comme moi. A ma grande surprise je n’ai pas eu à traverser de phase dépressive profonde accompagnée de compulsions nerveuses, exception faite des excentricités alimentaires. L’intensité de la tâche à accomplir sur les routes de la RAAM est telle qu’on en oublie tout. Il est quasi impossible de décrire le quotidien vécu durant cette traversée. Comment retranscrire par des mots simples la force d’un tel périple dont il nous reste des souvenirs incroyables, des sensations mélangeant émotions, inquiétudes, fatigue intense, petites contrariétés et grands bonheurs ? La RAAM, il faut la vivre pour comprendre.

 

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Paysage à proximité de Mexican Hat (Utah).

La suite.

Que la reprise est dure ! Je cherche désespérément une paire de jambes perdue quelque part entre la Slovénie et les Etats-Unis ! Mais je ne lâche pas le morceau et conserve l’espoir. En matière d’effort d’endurance, les seules limites sont celles que nous dicte notre Cerveau. Pour l’instant nous avons mis le cap vers la Suisse avec en point de mire l’Alpen Brevet à Meiringen le 8 Août. Une ballade de 270 km et 7000 mètres de dénivelées qui risque de piquer les jambes. L’objectif est élevé : battre les performances réalisées lors de mes précédentes participations :

- 2005 : 20 km parcourus et demi-tour pour cause de déluge non prévu.
- 2006 : parcours raccourci pour cause de neige en haut des cols, et abandon au bout de 60 km faute à un cadre carbone brisé.

Si je boucle l'Alpen Brevet, il sera temps alors de songer au Tortour du 21 au 23 août.
A noter que l'Ultra en Europe se porte bien car à la même période se déroulera la première Race Around Austria, le tour d'Autriche non stop, alternative intéressante à la RAAM.
 


Du vieux et du bon. Dire Straits sort son 2e Album "Communique" en 1979, glurbs déjà 30 ans! En extrait : "Once Upon In the West" : morceau introductif de l'Album avec le son de guitare carctéristique de Mark Knopfler qui fera la réputation du groupe. Il me restera toujours une petite place pour un bon vieux Dire Straits.
 



25 avril 2009

Hope = Espoir.

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Configuration du poste de pilotage: A gauche la lampe Hope Vision 4 leds,
la petite lampe à droite est décorative!

 
Les couples branchés sortent le soir durant le week-end, vont au resto, en boite... Les couples ultra sortent également, mais dans un registre moins branché. Vendredi 24 avril 2009, peut être la journée la plus estivale depuis le début de saison, un appel à rouler dans la douceur. Après une journée de travail, nous on préfère attendre tranquillement 20h pour aller faire du vélo! Une petite sortie de 108km sur le plateau Matheysin à la loupiote, rien de tel pour prendre ses repères en situation nocturne et s'offrir quelques sensations uniques.
Cette sortie était l'occasion de préparer l'organisme à un départ vers 20h pour la RAS, et surtout tester le système d'éclairage que nous allons utiliser cette année. Pour Laure c'était également une oppotunité pour s'habituer à rouler de nuit.
 

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Laure a vaincu son appréhension du vélo nocturne. 

Bilan positif sur tout les plans. Le parcours (Uriage - Vizille - Sechilienne - Laffrey - Cholonge - Nantes en Ratier - La Mure - La Festinière - Notre Dame de Vaulx - Monteynard - Champ sur Drac - Champagnier - Tavernolles) a été effectué en toute sécurité grâce à un dispositif d'éclairage et réfléchissant très efficace. Nous avons été parfaitement respecté par les automobilistes croisés, seul bémol: les réflexions des débiles profonds de La Mure sortant des bars légèrement imbibés! A noter également un puissant vent du Sud nocturne qui a mis un du piment à cette sortie. Laure s'est révélée très à l'aise, ce qui est de très bonne augure pour le RPE. Les sensations de roulage en nocturne sont uniques, la perception des distances et de la vitesse se trouvent chamboulée à un tel point que l'on se sent en situation d'appesanteur. Le silence et le calme règnent, on progresse dans une sorte de cocon douillet qui se limite au faisceau de notre lumière. Seul les calvacades de quelques animaux nocturnes surpris par notre passage viennent rompre notre état quasi méditatif.
 

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En ce qui concerne l'éclairage, nous avons la chance d'utiliser cette année le modèle Hope Vision 4 leds. Que dire? Sinon que je suis réellement bluffé par la qualité de ce système. 4 puissances sont disponibles, les puissances 1 et 2 sont largement suffisantes pour les montées et les portions roulantes. Les positions 3 et 4 sont carrément hallucinantes, offrant une qualité de vision que je n'avais encore jamais connu avec un système d'éclairage. Les descentes sont abordées en toute confiance, le faisceau est suffisamment puissant pour permettre d'anticiper les trajectoires et voir les pièges sur la route. Le RPE en grand randonneur ne sera plus un souci sur le plan de l'éclairage. D'autre part les automobilistes croisés nous respectent en enlevant les pleins phares, surpris de croiser un vélo qui éclaire autant. Le système de fixation sur le cintre est robuste et ne bouge pas, compatible avec tout les diamètres. La batterie se fixe facilement par un scratch et reste bien en place. La lampe Hope Vision est un produit réellement efficace, qui permet d'envisager la pratique nocturne en toute sérénité. Mon coup de coeur du moment.

Promis samedi soir on sort en boite :-)
 
En savoir plus sur Hope: http://www.hopefrance.com/
 

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21 avril 2009

Affûtage !

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Road Burner 2008: Le mulet renversant qui sera en secours sur la RAS.
 
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Road Burner 2009: le cousin avec prolongateurs!
 

A deux semaines du grand départ en Slovénie débute la période dite d'affûtage! Qu'est ce que l'affûtage?
Il s'agit de réduire significativement le volume d'entraînement tout en conservant la consommation de chocolat, euh, l'intensité de l'effort!
 

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Tout un programme!
 
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La Chartreuse c'est aussi ça: Massif du Charmant Som vu du col de Porte.
 
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Chamechaude, toujours vu du col de Porte, a du mal à se découvrir.

Après 17 semaines de préparation sous la conduite de Stéphane Palazzetti, spécialiste de l'effort longue distance, 8 672 km (home trainer compris) et 100 445 mètres de dénivelée positive ont été accumulés depuis le 22 décembre 2008. A vos calculettes...
 

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St Philibert d'Entremont dans la descente du col du Cucheron.

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A mi chemin entre le Granier et le Cucheron, passage obligé de la trilogie de Chratreuse,
St Pierre d'Entremont.

Peu de disponibilités sur le plan des congés, beaucoup de solicitations, des conditions météo délicates, il a fallu tenir bon pour ne pas lâcher grand chose. Mais quelle satisfaction de tenir un programme et sentir son organisme s'adapter et progresser. Cette collaboration avec Stéphane a été extrêmement enrichissante sur le plan personnel, remettant en cause mes habitudes et mes certitudes en matière d'entraînement.
Je dispose également d'un atout considérable sachant que Laure pratique le vélo de façon obsessionelle, ça aide à se comprendre et se soutenir mutuellement.
 

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Au pied du mur!

Concentration et motivation sont maintenant les maîtres mots malgré le trac qui commence à être perceptible. Nous partons dans une nouvelle aventure où les inconnues sont nombreuses. Se lancer dans des challenges sportifs ambitieux est réellement excitant. Le résultat sera ce qu'il sera, je pars en sachant que j'ai mis le maximum de chances mon côté.

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Jeux Concours: où a été prise cette photo (bidon!)?
La légende raconte que l'esprit de Sébastien G. hante ces lieux! :-)

 
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Comme tout cycliste, en plus de ma femme,  je suis amoureux de mon vélo...

25 janvier 2009

Patience et persévérance.

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Les grenoblois n'aiment pas la ville mais aiment la prendre en photo!

 
Pour être performant, le cycliste endurant doit avant tout apprendre à être patient. Cette qualité se travaille au fil des ans au grès des expériences heureuses ou malheureuses. Tranquillement le cycliste endurant trace sa route de défis en défis, repoussant un peu plus la limite de ce qu’il pensait pouvoir faire. Les capacités de la machine humaine en matière d’endurance  n’ont pour  limites que ce que le cerveau dicte. Se remettre en cause sans cesse, persévérer, ne pas baisser les bras, y croire jusqu’au bout… Ces mots mis bout à bout sont d’une banalité consternante, mais constitue pourtant l’essence même de la pratique de la longue distance. Se lancer dans une épreuve dite  « ultra » entraîne inévitablement nombre d’interrogations et d’inconnues parfois inquiétantes: en suis-je capable ? Est-ce que je vais me perdre ? Est-ce que le parcours est dur ? Quoi manger? Comment m’entraîner ? Quelles affaires prendre ? Quel braquet ? L’assistance ? La logistique ? Se lancer dans l’inconnu est source d’inquiétudes mais terriblement excitant.
 

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St Nizier du Moucherotte, lieux hautement symbolique
pour l'entrainement des cyclistes grenoblois (17janv2009).

   

L’un des objectifs de l’entraînement sera d’apporter quelques réponses à ces inconnues : tester son organisme dans des situations inhabituelles, tester les stratégies alimentaires que l’on reproduira le jour J, apprendre à gérer ces émotions face à la fatigue… Le corps et le mental doivent être prêt à s’adapter au stress lié aux situations imprévues. Les meilleurs souvenirs se forgent parfois dans la difficulté.
 

Cet hiver 2009 est décidément capricieux, après les grands froids voici maintenant la pluie. Il est plus que jamais important de rester appliqué pour ne pas se démobiliser, patiemment faire ses gammes, les émotions du printemps et de l’été n’en seront que plus intenses. Dans ce contexte la mise à jour d’Unlimited Miles est relativement décousue, elle se fait à coup de billets d’humeurs écrits un peu n’importe comment. Alors parce que je ne me lasserai jamais de l’esthétisme d’un paysage de montagne, parce que je manque d’inspiration pour faire un suivi linéaire de mes entraînements,  voici quelques clichés pris lors de mes dernières sorties entre plateau Matheysin, Trièves et Vercors.

 
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A l'extrémité nord du Plateau Matheysin, St Jean de Vaulx (17janv2009).
 
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Une agglomération si proche des hautes montagnes est fascinante.
 
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Le plateau de Lans en Vercors dominé par le massif du Moucherotte (17janv2009).
 
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La route du Monteynard en direction de La Motte d'Aveillans.
Les précipitations de la veille ont mis beaucoup de neige en altitude.
(25janv2009).

 

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Les contreforts de l'Oisans sont étincellants au dessus du plateau matheysin.
(25janv2009)
 
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Rouler en hiver n'est pas dénué de charmes!
 
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Pierre Châtel bloti sous la neige, sous l'imposante masse du Tabor (2390m).
25janv2009
 
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Les lacs de Laffrey.

De la Provence aux USA: des nouvelles expériences.

Comme promis, voici la suite des temps forts de la saison 2009.

J’ai débuté l’ultra en 2005 sur le Raid Provence Extrême, j’avais tout à apprendre, Laure était toute seule à l’assistance, nous avons découvert l’ultra sur le terrain à la dure ! Cette discipline était encore loin de susciter l’intérêt et la convoitise que l’on peut lire sur les différentes plates formes de communication du web. J’ai longuement décrit sous toutes ces coutures la suite de mon parcours dit « ultra » sur les pages de ce blog.
   

Les années passent et, rien à faire, je reste profondément attaché au Raid Provence Extrême, difficile de me résoudre à ne pas arpenter les routes de Provence durant la nuit du week-end de Pentecôte. 

Après avoir roulé sa bosse sur deux Wysam et deux DFU, Laure éprouve maintenant le désir de passer au format supérieur, ce qui est légitime après m’avoir suivi à coup de parts de flanc et de cake durant 4 ans sur le RPE!  Alors, après de longues discutions, nous avons pris la décision de nous lancer dans une participation commune au RPE : tout les deux sur le vélo en autonomie. Ensemble ou chacun à son allure, la question n’est pas encore clairement tranchée. La formule Grand Randonneur existe pour permettre une approche différente de l’ultra, la problématique sera différente, et les enseignements probablement passionnants. 3 semaines après la Race Across Slovenia, rendez-vous le samedi 30 mai à 10 h à Bédoin pour un périple de 607 km, 9 000 m de dénivelée et beaucoup d’émotions à la clé.
http://www.velo-concept.com/?pg=articles&rub=5&cat=14&id=1514&lang=
 

   
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Le Verdon, l'un des moments forts du RPE.
 

Cette attirance pour les défis au long cours est quelque chose qui a germé progressivement dans mon esprit. Dominique Briand est sans aucun doute la personnalité qui m’a le plus influencé pour passer à l’acte. Si j’ai participé en 2005 à la Rata, c’est en partie grâce à lui et à sa présence dans mon assistance. 2009 sera une très grande année pour Dominique. En effet, il s’attaque au graal des ultras : la Race Across America en solo, c'est-à-dire la traversée des Etats-Unis d’Ouest en Est, soit 5000 km non stop à effectuer en 10 jours. Alors quand Dominique nous a proposé de faire partie de son équipe d’assistance, nous n’avons pas hésité. Nous serons 10 personnes au total pour aider Dominique dans son défi démentiel : Anne-Marie Chaize-Briand, Fanny Bassetti, Thierry Saint Léger, Hervé Talabardon, Sébastien Talabardon, David Pauthier, Eric Roussillon, Gisèle Russias, Laure et moi-même. Une grande aventure humaine et sportive nous attend. Une expérience vers l’inconnu qui devrait m’apporter certaines réponses quand à ma volonté de tenter un jour une épreuve d’une telle ampleur. Du 17 juin au 27 juin 2009, le Crazy Gone part à la conquête de l’Est !
 

Sans_titre
http://www.crazy-gone.fr/
   

Après ce break personnel sur le plan sportif, Je n’en aurai pas fini pour l’ultra en 2009.

A suivre

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10 janvier 2009

Les affaires reprennent!

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Une nouvelle saison débute avec son lot de projets plus ou moins fous!
2008 a été une année très dense et riche en enseignements. Des instants forts ont côtoyé des petites déceptions. J'aurai aimé être plus fort, mais le sport nous apprend à rester à notre place et à nous remettre sans cesse en cause. J'aime cette incertitude de la machine humaine et du sport, j'aime m'entraîner en vue d'un objectif difficile à atteindre, je suis accroc au vélo. J'ai bien peur de ne pas être guéri de si tôt! Années après années, quelque soit la saison, le vélo c'est du plaisir sans cesse renouvelé... Comme une tartine de nutela qui n'aurait jamais de fin!

Voilà déjà trois semaines que l'entraînement a repris sérieusement. 2009 s'annonce comme une année de rupture, de changement, alors pour nous surprendre la nature a décidé de nous offrir un véritable hiver. Nous l'avions oublié, l'hiver il fait froid et il neige, surtout quand on habite à proximité des montagnes. Monter des cols en petite tenue au mois de janvier comme les années précédentes était exceptionnel, voir inquiétant. Alors gardons le bien en tête: la normalité c'est de se peler en hiver!

Si le cycliste endurant doit être avant tout patient, il doit également apprendre à s'adapter. Alors je m'adapte, j'empile les couches pour me métamorphoser en espèce de monstre qui serait issu du croisement entre Casimir et Bibendum Michelin, et roule ma poule. La chance de pouvoir pédaler, même dans une atmosphère gelée, est immense. Comment expliquer ce plaisir ressenti lorsque je m'évade sur les routes, je me sens libre, je me sens vivre.

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2009, une année de changement ? Quel sera la programme ?
Le premier grand rendez-vous sera européen: cap à l'Est vers la Slovénie, un petit pays peu connu des français, issu de l'ex puzzle yougoslave. Située sur le versant Sud-est des Alpes, entre Méditerranée et Europe Occidentale, la Slovénie est un pays haut en couleur marqué par ses richesses naturelles. La diversité des paysages y est, parait-il, surprenante. En peu de temps, on passe des sommets enneigés des Alpes Juliennes au petit littoral adriatique aux accents vénitiens.
Le 7 mai 2009 partira la 3e édition de la Race Across Slovenia, l'épreuve Ultra européenne qui monte. Le programme est plutôt copieux avec une distance de 1 185 km en non drafting pour une dénivelée de 14 000 mètres. Une cinquantaine de concurrents sont attendus au départ, avec de nombreuses têtes d'affiche et quelques figures emblématiques de l'ultra international. Pour la première fois je vais voir à l'oeuvre Jure Robic, l'homme fusée qui traverse les États Unis en vélo d'Ouest en Est en 9 jours (http://www.jurerobic.netwww.jurerobic.net/index.php?id=83).
Tout est prévu pour faire de la RAS un évènement ultra de tout premier ordre: organisation professionnelle, suivi médiatique, suivi gps en temp réel des concurrents... Le départ s'effectuera à partir de 21h façon Tour de France, chaque concurrent s'élançant sur la rampe de lancement toutes les deux minutes pour un immense contre la montre. L'épreuve a été remportée en 2008 par Jure Robic en 40h29 soit 29,2 km/h de moyenne. Mon objectif sera...plus modeste.
Pour en savoir plus sur la RAS: http://www.dos-extreme.siwww.dos-extreme.si/ang_web/index_ang.html
 

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Le décor est planté, il ne me reste plus qu'à me donner les chances pour arriver au bout de mes ambitions. Le temps est maintenant compté pour arriver en forme dans 17 semaines. Je pourrai encore compter sur la précieuse aide technique de François Kérautret . Disposer d'un matériel de grande qualité et surtout pensé pour la longue distance est un atout considérable, le Road Burner va pouvoir s'exprimer. Puis grande nouveauté en 2009, j'ai décidé de bouleverser mon approche de l'entraînement en collaborant avec Stéphane Palazzetti, spécialiste de l'effort longue distance, Docteur ès Sciences de l’Université de la Méditerranée (Aix-Marseille II) en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS), mention « Sciences du Mouvement Humain », spécialisé en physiologie de l’exercice musculaire et en nutrition sportive.
Ce changement d'orientation peut paraître surprenant, mais après 4 ans de tâtonnements en matière d'entraînement ultra et un temps disponible qu'il faut gérer consciencieusement, j'ai besoin d'être conseillé. Pour rassurer les fidèles d'Unlimited Miles, l'esprit de ce blog restera fondamentalement le même: grands espaces, images et émotions à gogo. Alors la suite de l'histoire s'écrira sur la route.

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A suivre...
 


Bonus du dimanche soir!

Récompense suprême aujourd'hui pour les cyclistes qui aiment prendre de l'altitude. Brouillard givrant et températures négatives toute la journée sur la cuvette Grenobloise. Il suffisait de faire quelques kilomètres et de s'élever de deux cent mètres pour découvrir un spectacle superbe. De quoi recharger les accus et faire le plein de lumière avant d'attaquer une nouvelle semaine.

 

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Au dessus de St Barthélémy: sortir de la crasse est toujours un instant d'émerveillement.
 
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La montée vers l'Arzelier innondée de soleil.
 
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Tempête de ciel bleu sur la muraille est du Vercors.
Massif des Deux Soeurs et de la Grande Moucherolle.

 
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Ambiance hivernale au dessus de Prelenfrey.
 
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La descente sur St Guillaume est pour l'instant bien praticable.
 
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Ce secteur peu fréquenté du Vercors est parfois comparé aux Dolomites.

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01 janvier 2009

Bonne Année 2009

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21 octobre 2008

Pensée du jour...

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En surfant sur le formidable site : http://www.grelibre.net/
Nous sommes tombés sur une citation qui nous a particulièrement interpelé.

"Le vrai montagnard est l'homme qui tente de nouvelles ascensions. Qu'importe s'il réussit, ou s'il échoue, il prend sa jouissance dans la fantaisie ou le jeu de la lutte."

"Le roi du rocher", Alfred Mummery.
 
Albert Frederick Mummery (1855-1895) était un alpiniste et écrivain britannique. Il est l'auteur de nombreuses premières, principalement dans les Alpes : l'arête de Zmutt au Cervin (1879), les Grands Charmoz (1880), le Grépon (1881). On lui doit aussi la première du Dychtau dans le Caucase en 1888. Il révolutionne la pratique de l'alpinisme en grimpant "sans guides" : notamment le Grépon en 1893, la Dent du Requin la même année, puis l'éperon de la Brenva au Mont Blanc (1894).

Considérant avant tout la beauté de la voie empruntée et sa difficulté, ce sentiment l'amène à gravir le Cervin par des variantes plus difficiles que la voie principale qu'il considérait comme trop facile.

Il a raconté ses exploits des grandes premières dans un fameux livre "Mes escalades dans les Alpes et le Caucase". Paru en Angleterre en 1895 sous le titre "My climbs in the Alps and Caucasus", sorti en France en 1903, ce livre eut une grande influence sur la littérature alpine d'avant-guerre. Epuisé depuis longtemps, une version diminuée est sortie il y a quelques années (1995) sous le titre "Le roi du rocher".

Albert Frederick Mummery disparait le 24 août 1895, avec deux porteurs, emporté par une avalanche alors qu'il participait à la première tentative d'ascension du Nanga Parbat, l'un des 14  sommet de plus de 8 000 mètres de la planète.
(Source: wikipedia.org) 
 


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Le cycliste ultra ne serait-il pas un peu montagnard dans l'âme?

Ne pourrait-on pas dire? : "Le vrai cycliste est celui qui tente de nouveaux défis. Qu'importe s'il réussit, ou s'il échoue, il prend sa jouissance dans la fantaisie ou le jeu de la lutte." 

N'est ce pas cette approche montagnarde du cyclisme qui me motive, et me pousse à remettre le couvert chaque année?
 
Fin de la pensée du jour et vivement les prochains défis.

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07 février 2008

En route vers une nouvelle saison.

doux

   
Encore un hiver doux pour les Alpins cette année, elle est loin l'époque où la neige en plaine nous obligeait à cesser toute activité cycliste durant 2 à 3 semaines. On peut désormais accumuler les heures de selle en plein mois de janvier et s'offrir de belles ascensions dans des conditions tout à fait acceptable. Trouver des températures de 10° à 1000m d'altitude en plein hiver est devenu quelque chose de presque banal. Le climat se dérègle mais les cyclos accumulent les kilomètres. Le contexte est favorable pour se fixer des objectifs ambitieux. Voici un aperçu prévisionnel de ce que devrait être la saison 2008.

Des cyclosportives pour prendre le rythme. Photo_020

Comme l'an dernier, la participation à des épreuves cyclosportives de début de saison sera l'occasion idéale pour parfaire ma condition physique. Courir reste le meilleur entraînement pour améliorer sa vitesse de base et savoir où l'on en est dans sa préparation. Rien n'est encore définitif, mais en fonction de l'état des troupes et de la disponibilité, j'ai coché sur le calendrier: la Millau Causse Noir le 23 mars, la Roger Pingeon le 6 avril, les Monts du Vaucluse le 20 avril et la Scott 1000 Bosses le 27 avril.

Les choses sérieuses commenceront en Provence.

rpe2La question du Raid Provence Extrême est posée: comment trouver la motivation pour m'aligner sur une épreuve qui m'a  apporté tant de satisfactions sans prendre le risque d'être déçu ? La réponse est simple: se remettre en cause en permanence permet d'évoluer.

Le week-end du 10-11 mai, le RPE sera donc le premier rendez-vous important de l'année. Avec une date précoce, la problématique sera différente cette année, il va falloir anticiper un peu plus la préparation. D'autre part le parcours sera plus roulant que les précédentes éditions, je ne pourrai pas compter sur l'ascension nocturne de la montagne de Lure pour faire basculer le scénario à mon avantage comme en 2006 et 2007, il faudra envisager une stratégie différente. Mais avant tout, c'est le niveau des concurrents en présence qui décidera du verdict final. Le challenge s'annonce passionnant.
   

En savoir plus : http://www.velo-concept.com/?pg=cat&rub=3&cat=34&lang=
 

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Le cœur de la saison sera autrichien.

Glockner_ManJe l'ai déjà un peu évoqué sur ce blog, l'objectif principal et la grande nouveauté de cette année sera la participation au Glockner Man. Un peu moins prestigieuse que la Rata, cette épreuve consiste à partir de Graz en plein cœur de l'Autriche, filer plein Ouest pour effectuer deux ascensions du col du Gross Glockner à 2400m d'altitude et revenir au point de départ. Avec 1 010 km et 15 743m de dénivelée positive à effectuer en non-stop, le menu a de quoi faire frémir. Le défi est lancé, je ne sais pas du tout où je mets les pieds, inconnue totale sur le parcours, les difficultés et comment je vais encaisser la distance. Le record de l'épreuve est de 36h19mn soit une moyenne de 27,8km/h, établi par Christoph Strasser, jeune prodige de l'ultra distance qui sera sur la RAAM en 2008. Je me fixe pour objectif réaliste de descendre sous la barre des 40 heures, le physique et le mental décideront du reste. Rendez-vous les 5, 6 et 7 juin.
 

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photo: Roby und Helferlein

 
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En savoir plus : http://www.glocknerman.at/
 

rataLes 15 jours suivants seront consacrés à la récupération, faire jouer à fond le phénomène de surcompensation, avant de m'aligner une nouvelle (et dernière?) fois sur la Rata. Je ne vous présente plus cette épreuve tant j'en ai parlé, elle exerce une réelle fascination sur ceux qui y ont goutté. L'objectif sera de ne pas finir avec un trou dans le cuissard! La suite de l'histoire les 20 et 21 juin à Nauders.


   

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  photo: Organisation (Weinig Gernot)

   
En savoir plus: http://www.raceacrossthealps.com/

Conclure par un REV?

3 semaines après la Rata, le calendrier ultra européen s'enrichi d'une nouvelle épreuve avec la naissance du Raid Extrême Vosgien, une ballade de santé dans les Vosges de 530 km et 12 000 m de dénivelée positive, organisée selon le même règlement que le RPE. Jean Claude Arens, le père de la célèbre cyclosportive "les 3 Ballons", se décarcasse depuis deux ans pour que cette épreuve puisse exister, comment ne pas récompenser ses efforts et aller faire honneur aux ballons vosgiens?

Est-ce bien raisonnable de vouloir enchaîner 4 épreuves de cette ampleur en 3 mois? La réponse sera connue les 12 et 13 juillet. Il n'y a que lorsque l'on ne tente rien que l'on ne se plante pas. Le défi physique est lancé. 

   

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En savoir plus : http://www.arlassur.fr/index.php?f=5-Vélo.html
 
Le règlement :reglement_rev3
 
Le bulletin d'inscription :inscription_REV

Bonus Track.

Normalement je devrais avoir mon compte avec ce programme, mais la machine humaine est parfois étonnante, et il y a quelques épreuves de fin de saison qui méritent bien un petit détour. Alors, si je n'ai pas troqué mon spad contre un jeu de boules, mon cuissard contre un maillot de bain et mon casque contre un bob "Paul Ricard", pourquoi ne pas se laisser tenter par la petite nouvelle "Morzine - Alpe d'Huez" à la fin du mois d'août, l'Alpigap ou encore les Bosses du 13 en septembre?

N'oublions pas non plus de faire un petit coucou au Défi des Fondus de l'Ubaye, rendez-vous incontournable pour les amoureux de dénivelée positive. Les 28 et 29 juin 2008, venez pédaler pour une bonne cause sur les routes des 7 cols de la vallée de l'Ubaye, vous ne regretterez pas le déplacement.

   

En savoir plus: http://fondubaye.free.fr/


Dans tout programme, le plus facile est de pointer des dates sur un calendrier, maintenant il n'y a plus qu'à… et s'entraîner en conséquence.

   

Les dates à retenir:

- 10 et 11mai 2008:  Raid Provence Extrême      622 km                 8 950 m

- 5, 6, 7 juin 2008:    Glockner Man                   1 010 km               15 743 m

- 20 et 21 juin 2008: Race Across The Alps         540 km               13 700 m             

- 12 et 13 juillet: Raid Extrême Vosgien               530 km               12 000 m

                                              Total :                     2 702 km               50 393 m

                              

Remerciements particuliers à François Kérautret pour son soutien et sa confiance, une aide précieuse pour mener à bien ce programme "unlimited"!
 

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Posté par rataman à 21:39 - divers - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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