Unlimited Miles

cyclosportives, ultra et randonnées

21 juin 2004

Bordeaux Paris dans le peloton.

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Depuis mon abandon lors de l’édition 2002 , il fallait absolument que je retourne sur Bordeaux-Paris pour oublier cet échec, finir coûte que coûte, quelque soit le résultat. Depuis 2 ans, le sujet revenait fréquemment dans les discutions, et depuis Janvier je me préparais petit à petit à encaisser la distance. Après une participation rassurante à la Wysam début juin, soit 333km parcouru en 9h22, je me sentais en confiance pour le grand rendez-vous.

Vendredi 18 juin, 8h30, départ pour Bordeaux, aucun problème sur la route, ça file, les 700km sont vites avalés, on récupère les dossards, et mon père à la gare qui épaulera Laure à l’assistance. Petite frayeur à l’hôtel, visiblement ils sont débordés, l’ordinateur pour les réservations est en rade, ils ne retrouvent pas les deux chambres réservées. Je ne vais pas faire dormir mon père sur la moquette alors qu’il a bloqué son week-end pour moi, qu’il va se taper 18h de bagnole et passer une nuit blanche. Heureusement il reste une chambre de derrière les fagots et tout rentre dans l’ordre.

Samedi 19 juin, le grand jour. Réveil vers 8h, j’ai bien dormi, Laure à l’air en forme, mon père a eu un mauvais matelas, il est un peu cassé, mais je le connais il ne se plaindra jamais .

Le petit dej a du mal à passer, je ne me force pas trop, je grignoterais plus tard. Je me recouche vers 9h30, pour rester au calme jusque vers 11h. Laure et mon père s’agitent pour tout préparer, qu’est-ce que je ferais sans eux ? Vers 12h nous arrivons au départ à la plaine des sports de Bègles, l’ambiance est calme, tout le monde se prépare méticuleusement. Quelques têtes connues permettent de faire un brin de causette pour se changer les idées. Le ciel est chargé  mais la température est clémente. 13h30, je fais contrôler l’éclairage de mon vélo et je me mets sur la ligne. Les discutions vont bon train : « tu compte mettre combien de temps ? », « C’est bien le 650 ? », « tu n’es pas avec la bande à Miranda ? »… Le ciel devient bien menaçant, je demande à Laure d’aller me chercher mon blouson sans manches, qu’elle bonne idée j’ai eu !!

14h, c’est parti. La traversée de bordeaux est neutralisée, je reste dans les dix premiers pour éviter les inévitables bousculades du départ. On traverse la Gironde et c’est le départ réel, on attaque une longue côte pour sortir de Bordeaux, déjà 2 gars se mettent à la planche pour étirer tout le monde, drôle de stratégie. Le parcours évolue ensuite sur des plateaux vallonnés jusqu’à Libourne. Voilà que deux tandems portant les mêmes couleurs se propulsent à l’avant pour imprimer un train d’enfer, l’allure est très souvent proche des 50 km/h, tout le monde est en file indienne. Le tandem le plus impressionnant roule sur un magnifique Cyfac, et vu la musculature des deux pilotes, je crois qu’ils ne sont pas venus pour finir dans les etc.… Tout le monde s’accroche, l’allure est régulière donc c’est un peloton d’une centaine d’unité qui parvient à rester au contact. Les deux tandems se relayent efficacement, et le pauvre cycliste qui s’y mêle se fait éjecter. A ce train, c’est 83 km qui sont parcourus en 2h, 120 km en 3h, « à ce rythme là on va arriver avant la nuit à Paris !! » me dit Paul Eugster, on avait déjà fait un bout de route ensemble à la Wysam et c’est avec plaisir que je le retrouve ici. « Comment on va faire pour neutraliser les tandems ? » je lui demande, avec son accent suisse il me répond « Patience, patience, ils vont pas tenir comme ça, attendons les bosses. »

On approche de Ruelle, le premier contrôle au km 140, la tension est perceptible, tout le monde essaie de remonter pour pointer dans les premiers et se ravitaille. C’est au sprint que  l’on déboule dans les rues de Ruelle, c’est du délire !! 100 gus déchaînés, qui prennent d’assaut une petite table où deux pauvres papys, déjà imbibés de pastis,  attendent pour tamponner les cartes de routes. Une vraie vision d’apocalypse !! Ça gueule de partout, il y a un  amas de vélo, il faut retrouver son assistance, refaire le plein de bidons, remplir les poches. Je tamponne, Laure m’attrape au vol, me bourre les poches, mon père s’occupe des bidons, j’en profite pour aller soulager ma vessie devant des autochtones médusé !! « Ça va ? », « tout va bien, ne vous inquiétez pas ». On s’est bousculé pour rien, le contrôle était neutralisé pendant 5mn, mais il faut à nouveaux se placer dans les premières positions pour ce nouveaux départ.

La sortie de Ruelle est délicate, on rentre dans le secteur où de nombreuses bosses permettent de faire la sélection, j’étais parti par là il y a deux ans. Une longue bosse étire le peloton, je vois le tandem qui rétrograde, allez je lance une offensive. C’est parti, je prends le large, un petit groupe de 6 se reforme à l’avant, je motive tout le monde « C’est ici que ça se joue », les relais sont appuyés, l’écart se creuse. Visiblement les tandems sont piégés. Dans les bosses suivantes je vois que mes compagnons sont un peu justes, mais sur le plat ça tourne bien.

Seulement, voilà que la voiture ouvreuse qui était resté intercalé entre nous et le peloton remonte à notre hauteur et un petit vieux commence à nous traiter de tout les noms : « vous vous croyez malins, vous êtes bien bêtes de vous échapper comme ça, vous pouvez pas attendre las autres, de toute façon on a pas assez de véhicule pour assurer votre sécurité, on va pas mettre une voiture pour 6 gars, on s’occupe du peloton, démerdez vous !!! » Je n’en crois pas mes oreilles, ça s’appelle une douche froide !! On se regarde éberlué, forcément l’allure chute. Un motard remonte à mon niveau et me dis : « écoutez pas le vieux, roulez, on peut vous ouvrir la route avec deux motos », et voilà l’autre enragé qui revient à la charge « si vous insistez, j’interdis aux motos de vous ouvrir la route ». 15 km se passent où l’on ne sait plus quoi faire, je me retourne et je vois le tandem/TGV qui ramène une cinquantaine de gus sur son porte-bagages. Ecoeuré. Au moins dans l’opération un des deux tandem a été lâché. On s’achemine vers le deuxième contrôle, l’Isle Jourdain, au km 230.

Nouvelle arrivée au sprint, c’est encore la foire d’empoigne pour pointer, mais on est moins nombreux, je retrouve Laure et mon père, le ravitaillement est rondement mené, je commence à attaquer les bolinos, Laure me fait manger à la cuillère alors que je suis surexcité par ce qui vient de se passer. Il est 20h, 6h de route, la moyenne est encore à 38 km/h.

On repart dare-dare, on a perdu encore quelques unités. Le ciel devient carrément menaçant, ça m’inquiète. On arrive dans un secteur à nouveau bien vallonné, Paul Eugster me fait un petit signe qui veut dire « on essaye ? », il comprend que je suis partant. On attaque à nouveau dans une bosse, le trou est creusé, mais ce coup-ci on est que deux !! C’est du suicide, mais tant pis, on roule, on réfléchira après. Une petite dizaine de km plus tard, notre guignol de service nous ressort le même couplet : « vous allez où comme ça ? Vous avez été élevé chez les indiens, vous avez qu’à suivre les flèches !! » C’est drôle !!!! La coupe est pleine, Paul commence à péter un plomb : « tu nous fait chier… », S’en suit un dialogue que la décence m’interdit de retranscrire ! No comment. . Inutile de dire que le tandem est revenu.

Peu après, pour détendre un peu l’atmosphère, le ciel décide de nous déverser des litres de flotte sur la tête. Une vraie drache ! On est trempé en trente seconde, les chaussures font floc floc, il doit être 21h et la température baisse sensiblement. J’enfile ma veste sans manche, mais je suis frigorifié, je grelotte, je suis crispé à mort sur le vélo, l’estomac se tord dans tout les sens. Le moral est en chute libre, mais je me suis promis de ne jamais baisser les bras. La grosse averse est suivie d’une petite pluie fine pendant une heure, plus personne ne parle, l’allure a sensiblement baissé, on perdu pas mal d’éléments, on doit être environ plus que 25. On approche le 300e km et la mi-parcours, je n’ai qu’une chose en tête : le prochain contrôle pour me refaire une santé.

Martizay, km 311, il est 22h 30, c’est le premier contrôle de nuit. Il faut faire vite, Laure est tout de suite là, elle maîtrise la situation. Elle m’aide à enfiler une veste thermique et le baudrier réfléchissant, tout en me remplissant les poches avec sandwich, pain d’épice, et les barres aux chocolats que j’adore, je bois un café cul sec et  m’empiffre de hachis Parmentier. 1mn30 chrono et les gars commencent à repartir, je me grouille et revient rapidement dans le paquet. Il fait nuit noire, ça devient complètement surréaliste cette procession de cyclistes et de véhicules. Une moto éclaire les premières positions du peloton, et organise le dépassement du peloton par les véhicules suiveurs. On se sent en sécurité. La pluie s’est arrêtée, et la température remonte. Vers le km 350, je reconnais l’endroit où j’avais abandonné il y a deux ans, psychologiquement j’ai fait le plus dur. Le parcours est devenu plat comme la main, c’est une succession de longue ligne droite. Dans ces conditions le tandem effectue une grosse partie du travail, et c’est tant mieux.

Km 370, voilà le contrôle de Noyer. Il est 0H30. C’est à nouveau expédié à la vitesse grand V, à peine le temps d’avaler quelque chose de chaud, trop tard pour enfiler les jambières, c’est reparti. Vers 1H matin, mauvaise surprise, mon éclairage tombe en rade, la pluie a du avoir raison de lui. Heureusement on est suffisamment éclairé par les véhicules pour s’en sortir. Je pense à Laure et mon père qui doivent galérer pour dépasser les différents pelotons avec les véhicules d’assistance, d’autant plus que l’on rattrape ceux qui sont partis samedi matin. Les Kms défilent de manière monotone.

Km 434, le contrôle de Salbris est un peu chaotique,  il faut aller pointer dans un gymnase : je laisse mon vélo à mon père, et il faut faire un petit footing en tatane de vélo (sans se casser la gueule), Laure me suit en courant toujours pour me remplir les poches, ces encouragements me font du bien, hop là un café en passant. Celui là était brûlant, je le sens passer dans touts boyaux. Je merde un peu au pointage, retourne au vélo pour changer l’éclairage, je n’y arrive pas et je me rends compte que la plupart des concurrents sont déjà reparti. Panique, je pars comme une balle. A la sortie du bled, je vois au loin les lumières de ce qui reste du peloton. Je comprends qu’il va falloir que je me sorte les doigts du cul pour rentrer (expression cycliste !!). 5 ou 6 km plus loin, j’arrive enfin derrière les véhicules d’assistance, il ne me reste plus qu’à sauter d’un véhicule à l’autre pour réintégrer le peloton, Ouf c’était limite. On est plus qu’une quinzaine, les cuisses ont bien chauffé. C’est maintenant la longue traversée de la Sologne, plate et ennuyeuse. Le groupe progresse régulièrement entre 35 et 40 km/h. Vers 3h 30, une nouvelle petite averse nous réveille, le corps se refroidit vite. On traverse la Loire à Chateauneuf sur Loire et vers 4h15 l’aube pointe le bout de son nez. C’est la délivrance, la nuit est finie, les angoisses s’envolent, je vois déjà la Tour Eiffel !!! Malheureusement la température chute.

Km 539, c’est le dernier de contrôle d’Autruy/Juine, il fait 5°, il est 5h45 du matin .Il me semble que l’on est plus que treize à prétendre à la première place, le tandem est toujours là. Je mange tout ce que je peux avaler, c’est horrible les mélanges que je fais ! Dès la sortie du contrôle, un coureur attaque, c’est dur mais ça revient ! Un autre contre, mais s’éteint tout seul. Ça devient tendu. On arrive en vallée de Chevreuse et de nombreuses petites côtes nous attendent. Les moindre s pourcentages sont douloureux. Le tandem commence à avoir beaucoup de mal, il lâche du terrain dans chaque bosses mais parvient à revenir sur le plat, on ne s’entend pas derrière pour le distancer. Je regarde pour la première fois le kilométrage total sur mon compteur, je m’étais promis de ne jamais regarder pour ne pas me casser le moral, 580 km on été parcouru, il doit en rester 50 avec trois belles côtes. Dans l’avant dernière difficulté à 30 km de l’arrivée le tandem est définitivement lâché. Il va falloir s’expliquer entre nous maintenant. A 10km de l’arrivée se dresse le juge de paix, les parisiens l’appelle la côte de l’escargot, allez savoir pourquoi ? Seulement 1,5 km à 5 ou 6%, c’est que dalle, pour nous grenoblois !! Et pourtant…

J’aborde la bosse en 3e position, c’est un espagnol qui mène le train assez soutenu. Soudain je vois passer une fusée sur ma gauche, un petit malin qui était bien planqué depuis des lustres dans les roues, je l’avais oublié, peut-être même qu’il avait disparu, j’en sais plus rien. Je réagis avec du retard, je jette toutes mes forces dans la bataille, mais le gars a creusé l’écart. Au sommet il a pris 200m d’avance, l’espagnol est dans ma roue, les autres ont pété.

Un petit virage à gauche, on prend vent de face sur un plateau dégagé, j’ai plus de force, l’espagnol me relaie, je viens de comprendre que c’était perdu.  4 gars parviennent à rentrer, il reste 5km, l’autre gugus n’est pas loin devant, on le voit, mais je crois que tout le monde a renoncé et pense à la seconde place. Voilà le dernier km, c’est un peu tortueux, au bluff je démarre à 400m, bonne idée car il y a un virage serré  juste avant la ligne, personne n’arrive à me remonter, je franchi ce que je pense être la ligne d’arrivée se cond. Il est 8h.

On nous entasse dans une file d’attente pour faire valider notre carte de route, un groupe de cyclotouriste s’était intercalé entre nous et le premier, qui a disparu d’ailleurs, donc on attend patiemment. 15mn plus tard je fais pointer ma carte. On se congratule, heureux d’en avoir fini, ça fait 18h de route  (17h41 enregistré sur le compteur sans les arrêts), 637 km.

Bisous à ma chérie,  ma mère est là aussi, apparemment elle n’a pas beaucoup dormi cette nuit, une petite pointe d’émotion est perceptible.

L’après midi se passe, entre période de sommeil, rencontre et nouvelles connaissances, en attendant la remise des prix. Pour clore cette épreuve que je n’ai pas trouvée réglo, il fallait bien une remise des prix merdique ! On a été servi !

Le premier est annoncé dans un temps canon de 17h40, il nous a collé 20mn en 5km, quelle accélération ! D’ailleurs ce « vainqueur » n’est même  pas resté à la remise, un signe ?

Le 2e et 3 e sont des inconnus, avec des temps de moins de 18h. Ils ne sont pas là non plus, heureusement !

Je vais râler auprès du podium avec le vrai 3e, ils ont l’air embarrassés, ils n’ont pas trop d’explication, apparemment c’était le pointage de la carte de route qui faisait office de classement et non le passage sur la ligne, personne ne relevait les numéros. Pour nous calmer ils nous annoncent qu’il vont classer les 13 coureurs du final (avec le tandem) second ex-aequo, je crois rêver.

Voilà une expérience formidable qui se termine avec un goût amère. Malgré tout j’ai vraiment pris goût à ce genre de défi, il y a d’autres épreuves qui me font rêver, où il y a moins d’ambiguïté et où les sportifs sont concidérés avec un peu plus de respect.

Pour BPR, je tourne la page…

Merci Laure et Frédérique, qui malgré son boulot de dingue est venu passer une nuit blanche entre Bordeaux et Paris, d’autant plus que par moment l’indescriptible bordel des contrôles doit être un spectacle assez triste à voir pour les non-initiés.

Lire le récit de Laure

Posté par rataman à 20:45 - Bordeaux Paris 2004 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Bordeaux Paris dans la Golf.

BORDEAUX-PARIS RANDONNEUR : de l'exploitation du filon "cyclosportif"

Pour beaucoup d'entre nous, faire des épreuves vécues par les professionnels est un mythe. Parid-Brest-Paris, Bordeaux-Paris, Paris-Nice, et maintenant l'Etape du Tour, Milan-San Remo … sont des épreuves qui en font rêver plus d'un. Et des organisateurs se donnent la peine de nous permettre d'accéder à ce rêve. Pour cela, merci à eux et aux nombreux bénévoles qui les entourent. Cependant, il convient de mettre les choses au point et de prévenir les cyclosportifs qui vont mettre les pieds dans ce qui risque d'être une grosse arnaque pour eux ! "Mesdames et messieurs, vous êtes les bienvenus sur notre épreuve  mais laissez vos ambitions à la maison" ! On aurait plutôt tendance à leur répondre : "quand on n'a pas les moyens d'encadrer une épreuve dite cycloSPORTIVE, ni de concevoir une arrivée digne de ce nom, on n'en organise pas et on s'en tient à un brevet pour les randonneurs dont on défend si haut et fort les couleurs. Pour une fois, je vais faire ce compte-rendu à la première personne car j'ai vécu cette épreuve, non pas sur le vélo, mais en tant qu'assistance. Je décrirais donc cette épreuve d’un point de vue assistance, sur les conseils de « mon copain suisse » -vous comprendrez plus loin -parce que ce n'est pas de tout repos non plus et nécessite une certaine préparation psychologique !

dscn0596_1_Samedi 19 juin, midi, plaine des sports de Bègles. Plus de 300 cyclistes se préparent fébrilement pour le départ de la vague des cyclosportifs qui partent pour réaliser un temps de moins de 27h. Déjà, deux départs ont eu lieu, vendredi matin et samedi matin à 6h, versions cyclotouristes en moins de 57h et randonneurs en moins de 35h. Contrôle des éclairages à 12h45 et les coureurs vont se ranger sagement derrière la banderole. Les discussions vont bon train, ça permet de chasser un peu le stress ! Le ciel hésite entre éclaircies et gros nuages menaçants, heureusement, la température est clémente. Certains ont déjà anticipé sur le froid de la nuit et ont plié les jambières sur les chaussettes, il n'y aura plus qu'à les remonter sur les cuisses. Dernières recommandations de l'organisateur. A 30 secondes du top départ, un excité en tee-shirt crie pour qu'on retarde le départ, il a un problème avec ses chaussures. Vite il les enlève pour les changer, mais le speaker ne l'a pas entendu et le peloton s'élance ! En voilà un qui commence plutôt mal ! Le départ est neutralisé pour traverser la zone urbaine. Pour les assistances, c'est aussi la première étape avec une longue étape de 140 km. Certains attendent une heure pour partir à la suite du peloton comme cela est demandé dans le règlement, d'autres partent de suite par un itinéraire bis pour rejoindre le premier point de contrôle, Ruelle. Entrée de Ruelle, on retrouve le fléchage "BPR" en jaune sur le bitume, et là, ça commence à faire tilt avec clignotant d'alarme dans la tête ! Pour rejoindre le point de contrôle, un bar sur la place centrale du village, les coureurs vont devoir passer par des petites rues tortueuses dont une avec des voitures garées un coup à droite et un coup à gauche !! Je commence à râler, et mon compagnon d'assistance – mon "beau-papa" – ne comprend pas trop. Mais si les randonneurs ont dû rallier la table de contrôle calmement, bien que ce soit ma première assistance sur une épreuve aussi longue, je sais que les premiers ne vont pas se faire de politesse pour savoir qui passe en premier ! Autre inquiétude, pendant que l'on attend nos poulains, les cars et voitures n'arrêtent pas de défiler – dans les deux sens – sur la place du village ! 17h10, des infos arrivent selon lesquelles "ils" ne sont plus bien loin. Ils auraient fait 120 km en 3 h !! 17 h30 : les motos et la voiture ouvreuse sont là et se mettent juste après la table de contrôle : le premier est neutralisé pendant 5 mn. Et ça y est, les voilà qui déboulent sur la place, ils sont au moins une centaine. Vite, chacun repère son cycliste, déjà, la table de contrôle est prise d'assaut, branle bas de combat, tout le monde veut faire pointer sa carte en premier, les deux bénévoles qui doivent les valider ne savent plus où donner du tampon !! Et oui, ici, on en est encore à utiliser un système de pointage qui date de l'âge de pierre ! Sans doute pour donner un peu plus de piment et rester à 100% dans le mythique ! Je remplis les poches du maillot, on change les bidons – "celui qui est plein est pourri, faut plus l'utiliser" ! – Intérieurement je l'engueule – un bidon en 3h30, alors qu'il y a 600 bornes à faire, c'est un peu limite quand même ! On a du mal à s'extirper de l'amas de vélos une fois sa carte validée. Pause pipi pas très discrète pour beaucoup. Le speaker de la voiture ouvreuse essaie de calmer cette meute : "le contrôle est neutralisé 5 mn, le temps sera décompté à l'arrivée". Hugues me dit qu'il y a un tandem qui mène la danse et que cela va être dur pour le neutraliser. Déjà, des coureurs veulent gruger les autres et se mettent devant la voiture ouvreuse en attendant de repartir ! Compte à rebours, petits –non gros – encouragements, et les voilà repartis comme des balles. Et nous on reste tous là sur place, encore sous le coup de ces 5 mn de tempête ! Quelle montée d'adrénaline ! Ça promet si tous les contrôles sont comme celui-ci. Je crois que j'ai bien fait de me reposer 1 h dans la voiture en les attendant ! Zut, on a perdu un bidon, donc plus que deux en main dont un "pourri" ! Aller, pas le temps de traîner, un thé, le barman, sympa, me donne de l'eau chaude pour remplir le thermos en prévision des cafés et bolinos qu'il va falloir préparer, et c'est reparti.

Mon co-pilote assure un max, on prend là encore un itinéraire bis pour relier le contrôle numéro 2 à L'isle Jourdain. En cours de route, coup de bol, on tombe sur un marchand de cycle. On achète deux bidons, un de rab, c'est plus sûr par les temps qui courent ! Arrivée à l'Isle Jourdain, et de nouveau un coup de stress par rapport au point de contrôle. Il est situé toujours dans un bar –heureusement, la table est dehors ! – sur la place du village, mais pour y arriver c'est virage à gauche en descente, 200 m de descente, et virage à droite toute pour arriver sur la place ! Décidément, le TC Guyenne aime bien les versions kamikazes! Il est 19h30, selon nos prévisions, les coureurs doivent arriver vers 20h et des brouettes, on a juste le temps de préparer les bidons, plus un peu de bolino. C'est marrant, on retrouve les mêmes têtes qu'au premier contrôle ! 20h05 : des voitures d'assistance arrivent, elles ont laissé les coureurs à 10 km de là. On se rapproche de la table de contrôle, tout le monde est équipé de sa musette de ravito, d'équipement vestimentaire … on se tient prêt pour un deuxième raz-de-marée ! ça y est, voilà les motos et la voiture suivies de près par nos cyclistes – plus qu'une grosse vingtaine- qui prennent le virage sur une roue. Et c'est de nouveau la ruée générale : les coureurs sur les contrôleurs et nous sur les coureurs ! Je rejoins Hugues, hop, un sandwich dans la poche, des nougats et pâtes d'amande, 2 bidons –j'en récupère un aux ¾ !! – on essaie de se dégager de la foule. Aller, 2 cuillères de bolino dans le bec ! Mon homme est énervé : "put…, je me suis échappé avec 6 autres et la voiture ouvreuse est venu nous chercher en nous disant de revenir dans le peloton" ! Ah, ça c'est pas cool. Je le calme, il reste 400 bornes ! Les 5 mn neutralisées sont écoulées, ils sont repartis. Le contrôle suivant n'est  qu'à 78 km, soit 2 grosses heures, on décide d'y partir de suite, on mangera sur place – mine de rien, ça creuse la voiture et l'agitation du pointage !

En cours de route, le ciel se plombe et des trombes d'eau s'abattent sur nous, et par voie de conséquence sur les coureurs ! Zut, vraiment pas de chance, ça ne va être drôle ni pour eux ni pour nous. Heureusement, ça ne dure pas. Cette fois, on emprunte le même parcours qu'eux : quelques vallonnements, la traversée du joli village de Angles-s-l’Anglin avec vue sur le château et des ruelles médiévales très étroites et tortueuses, puis des petites routes de campagne. Martizay : la nuit commence à tomber, je prépare vite d'autres sandwich pour la nuit, j'avale mon repas à la va-vite, zut le portable ne passe pas, je ne peux pas donner de nouvelles aux copains. Et il se remet à pleuvioter ! Ici, il y a une zone de repos et un ravitaillement –le premier en 311 km !- on commence donc à retrouver les cyclistes partis dans les vagues précédentes : certains se reposent dans la salle ou leur camping-car, d'autres repartent. 22h15, ils ne vont plus tarder, on se rapproche de la table de pointage. Un beau gars d'une autre assistance me demande si je suis Rico. Ah, tiens, il le connaît ! Il a un beau tee-shirt rouge avec une grosse croix blanche dessus, et un petit accent caractéristique ! "Ils se sont encore échappés avec Paul pendant 15 km, mais la voiture ouvreuse les en a de nouveau empêchés !" me dit-il dépité. Paul ? J’apprendrais bientôt qu'il s'agit de Paul Eugster, dont je ferais enfin la connaissance, autre que sur internet ! Décidément, ces organisateurs semblent vouloir protéger quelqu'un, ou alors, ils n'ont rien compris à ce qu'est une cyclosportive ! 22h35, la tête de course arrive. Alors là, c'est encore pire que les contrôles précédents ! Il est déjà plus difficile de repérer son coureur dans la nuit ! Et fini les 5 mn neutralisées ! Hugues pointe dans les premiers, je lui enlève son vélo des mains pour se mettre un peu à l'écart de la cohue. "Vite, ma veste jaune, j'ai froid". Il s'énerve, je l'aide à l'ouvrir et à l'enfiler, on referme tout ça, puis il faut passer le baudrier. "Put.., ils repartent" ! Zut, pas le temps de mettre les genouillères. Heureusement, on a eu le temps de remplir les poches et de changer les bidons. Il avale un demi verre de café tiédasse, suivi d'une grosse cuillère de bolino (!) et je le vois repartir à la poursuite des autres sur un braquet un peu trop gros ! D'autres ne sont pas encore repartis et sont pressés par leur assistance. Houlà, j'espère qu'il va rejoindre les premiers. De notre côté, on saute dans la voiture et on part derrière eux. Normalement, on a le droit de les suivre pour les éclairer pendant la nuit. On double quelques cyclistes esseulés et suivis par leur assistance, difficile de différencier les randonneurs des cyclosportifs, hormis l'allure. Il commence à y en avoir partout le long de la route. C'est amusant de voir toutes ces petites lumières rouges de loin ! Mais il faut rester vigilant car on ne les distingue souvent qu'au dernier moment. On rejoint le peloton de tête, suivi par une procession de voitures. On retrouve le réseau, le portable sonne. M…. c'est Hugues. Qu'est-ce qu'il lui arrive ? « Allez directement au quatrième contrôle, il y a assez de voitures derrière nous ». OK, mais on vient de bifurquer sur une petite route de campagne sur laquelle il n’est pas question de doubler un peloton de voitures et un autre de cyclistes ! Mon co-pilote étudie de prêt la question : finalement, on les suit encore quelques kilomètres puis on revient sur la grande route par des chemins de traverse. Il ne faut pas traîner pour arriver avant eux à Châtillon s/Indre et faire le reste du parcours. A Châtillon, la grosse tuile, la route que l’on devait emprunter est coupée !! En suivant la déviation, on se rajoute 10 km. J’appuie sur le champignon, on rattrape des cyclistes, puis un bon groupe. Re-flûte, c’est notre peloton de tête !! Alors là, on n’a pas assuré ! Bon, heureusement, la route est large, on peut facilement doubler, la moto ouvreuse facilite notre travail en se mettant sur la chaussée gauche tant qu’il n’y a rien en face. Bon point pour la sécurité des coureurs. Un petit encouragement par la fenêtre à Hugues qui n’a pas dû bien comprendre ce qu’on faisait encore derrière ! On fonce jusqu’à Noyers/Cher. Vite, on a juste 10 mn pour préparer « l’artillerie » de notre protégé. Café pour nous aussi, il est 0h30, la nuit va être longue. Pour l’assistance non plus, ce n’est pas une épreuve de tout repos. Re-coucou à nos confrères et petit brin de tchatche. Les deux bénévoles au contrôle sont d’humeur bien guillerette, il semble que le pastis y soit pour quelque chose ! Quelques randonneurs blaguent avec eux. Mais voilà déjà les motos de l’organisation. Je préviens les randonneurs qu’ils devraient se pousser sous peine de se faire rudement envoyer dans les roses. Et re-belote, 1 mn chrono en main d’arrêt pour nos hommes ! Toujours pas eu le temps de lui donner ses genouillères ! Je commence à me demander si certains ne cherchent pas à en larguer quelqu’un aux contrôles à défaut d’y arriver à la pédale. C’est bien dommage, derrière c’est vraiment loin, ils pourraient prendre au moins 2 à 3 mn pour se ravitailler correctement.

Etape suivante : Salbris. Seulement 62 km, il faut partir tout de suite. On n’arrête pas de doubler des cyclistes, certains sont suivis et éclairés par leur voiture, d’autres sont vraiment seuls : un petit coup de phare en restant 5 mn derrière eux, ça leur fera un petit répit pour les yeux. Certains s’attendent pour rouler en groupe, c’est plus rassurant et meilleur pour le moral que seul. A Salbris, deuxième – et dernier ! –ravitaillement avec une salle pour ceux qui veulent dormir. Armée de mon thermos, je décide d’aller refaire le plein d’eau chaude, ils m’en ont gentiment donné à celui de Martizay. Et là, encore une bonne idée de l’organisateur pour les randonneurs, mais pas du tout adaptée pour les cyclosportifs. Il faut poser le vélo dans une allée, sur des barrières, puis rejoindre la salle où se trouve le pointage –et le ravitaillement- par un long couloir descendant et carrelé !! Gamelle assurée pour ceux qui prendront trop d’élan ! Je fais le plein d’eau chaude, un petit repérage des lieux, et je file préparer le matos. Il faut changer sa lampe de devant, ça va être chaud vu la configuration du site. Mon beau-père se poste à l’entrée de l’allée avec pour consigne de récupérer le vélo et moi je lui bourrerai les poches en courant derrière lui jusqu’à la table de contrôle ! Quelle organisation. Un couple d’espagnols attend avec nous, on se suit depuis le départ ! Les voilà qui déboulent. Pas trop bien placé ce coup-ci, mon homme arrive vers moi en courrant. « Suis moi ». Ah oui, j’y avais déjà pensé tu sais ! Pendant qu’il tente de faire tamponner sa carte, je récupère un café bien chaud –un peu trop me dira-t’il plus tard !- en oubliant les politesses d’usage en passant devant des randonneurs et qui attendaient tranquillement leur tour et un peu interloqués par ce remue-ménage soudain. Milles excuses messieurs ! Et on est repartis vers la sortie, toujours au pas de course, en essayant vainement de lui glisser des gants longs sous sa veste. Dehors, il tente de mettre une lampe de rechange mais pas de place sur le guidon, j’en profite pour lui donner ses gants ! Petit moment de panique, les autres sont déjà repartis, du coup il laisse tomber la lampe et repart sans éclairage ! Je trouve ça un peu « craignosse ». Donc plan B : on va suivre un maximum pour être sûr qu’il n’est pas seul.

C’est une grosse étape qui nous amène jusqu’à Autry s/ Juine : 105 km. On rattrape rapidement un gros peloton et on se range dans la file de voiture pour le suivre. 3h00 du mat, j’ai des ….  , 3h30, nouvelle averse, j’ai de la peine pour tous ces courageux que l’on passe et qui doivent passer un mauvais moment. Parfois, on se demande vraiment ce qui nous pousse à faire des trucs pareils ! 3h45 : bon, on va doubler dès que la route le permet pour prendre de l’avance. On passe : zut, c’est pas eux mais le groupe de poursuivants !!! Boudiou, c’est cette voiture avec le gyrophare qui nous a trompés. Nouvelle course poursuite, en faisant attention aux cyclistes que l’on trouve en chemin. Enfin, on les a rejoint. En passant, on constate que ça ne rigole pas, le tandem est encore et toujours devant à mener le peloton sur un bon train. Nouveaux encouragements. 4h15 : premières lueurs qui agissent comme un bon remontant sur le moral. On tient le bon bout ! Super, on devine un ciel dégagé, le soleil sera le bienvenu pour finir jusqu’à Ballainvillier.

4h45, on est au dernier contrôle et il fait maintenant jour, quelques bancs de brume flânent dans les champs. J’ouvre la portière : oh pétard, ça caille ! 3°C me dira plus tard un confrère ! Je pense à mon  chéri un peu frileux qui doit avoir les gambettes frigorifiées. Je file dans l’hôtel-restaurant où se fait le contrôle. C’est tout petit, des cyclos tentent de se réchauffer à coup de chocolat chaud. Je demande au gérant s’il peut me ravitailler en eau chaude moyennant finance s’il veut, il ouvre son robinet d’eau chaude ! Je lui explique que c’est pour faire infuser du thé, que ça ne sera pas assez chaud, mais visiblement, ça l’enquiquine plus qu’autre chose. Je n’insiste pas et je lui commande 3 thés ! J’en rempli un bidon et je rejoins les autres pour attendre une dernière fois nos hommes de tête. Petite discussion avec mon « copain suisse », il a fait cette épreuve il y a deux ans. La femme d’un autre concurrent, épaulée par d’autres membres d’assistance, engueule un gars à grosse BM qui apparemment a mis la vie des coureurs en danger plus qu’autre chose en les suivant. Je tente de mes réchauffer avec le bidon de thé ! L’hôtel est situé à mi-côte d’une grande ligne droite, on voit bien au loin. Des randonneurs arrivent tranquillement, d’autres se résignent à repartir, les visages sont marqués et les jambes semblent bien lourdes. Un cyclo qui arrive à son compagnon de route : « tiens, on met le vélo sur le mûr en face, et si on me le pique, aucune importance » ! Ça y est, les motos arrivent suivies par nos champions. Ils ne sont plus qu’une dizaine, le tandem a cédé quelques longueurs. Bidons sur le vélo, je lui rempli une dernière fois les poches « Y’a plus de sandwich mais je t’ai mis des barres au chocolat » ! A ce stade de la course, la diététique passe au second plan. Petit coup de poussette pour finir la bosse et on saute dans la voiture pour finir la route avec eux, plus que 82 km.

Nouvelle faille au niveau de l’organisation : certains accusent le coup dans les quelques grimpettes du final, mais le derrière voiture fonctionne bien ! Mais à force de sauter et de revenir, ils finissent par ne plus revenir ! Le tandem lâche une fois dans la bosse d’Etrechy, revient sur le plat – à 4 guibolles, ça avance pas mal ! – mais explose définitivement dans la côte de « l’escargot », au pied de Marcoussis. En haut, on constate que c’est la débandade dans le groupe de tête : je vois un mec tout en noir au loin derrière les motos ouvreuses, mon homme est parti à ses trousses avec l’espagnol mais ils sont rattrapés par 4 autres gars. Plus que 10 km, l’homme en noir est parti au loin, ses poursuivants ont baissés les bras, à bout de force. Dernier kilomètre : on est juste derrière eux mais on nous dévie dans le parking, ils filent droit sur la ligne, je vois Hugues en queue de paquet : houlà, ça sent la sixième place ! Vite, on se gare, et on rejoint la ligne.

Je retrouve mon homme dans la file d’attente pour faire tamponner sa carte et valider son arrivée ! Il a des tous petits yeux de chinois, un peu crados, mais tout sourire. « Alors, combien ? » « Ben, normalement deux, j’ai gagné le sprint du peloton » ! J’en reviens pas, et je le chambre un peu « oh, t’as fait comment ?! ». Dix minutes plus tard, ces « vainqueurs » de la vague cyclosportive peuvent enfin faire tamponner leur carte. Jean-Marc Robin, vainqueur et recordman l’an dernier de PBP, finit 3ème. Douche –froide ! – repas complet, un peu de repos, mais on est encore tous sur l’énervement de la course et il est difficile de trouver le sommeil. Pourtant, certains dorment à gros ronflement sur les tapis de la salle du complexe sportif. Toute la journée, les cyclistes arrivent, certains sont attendus avec la bouteille de champagne par leur assistance, beaucoup sont venus en club.

18h : remise des prix et cerise sur le gâteau. Ça commence par les récompenses pour les clubs les plus nombreux : l’organisateurs citent des clubs, certains ont des représentants pour venir chercher une coupe, d’autres non. Ensuite : remise des prix individuels. « Bon, alors les 57h, Monsieur ……  «  « ????!!! » Ah tiens, les cyclotouristes ont un classement avec récompenses maintenant ! Suit le vainqueur des 37h ! Puis les moins de 27h. Et le voilà à citer le premier en 17h40 alors qu’il est arrivé à 8h (soit 18h de vélo) puis d’autres noms toujours en moins de 8h. Finalement, ils décident de classer les treize premiers second ex-aequo ! Même si on n’a pas les moyens de s’offrir un chronométrage à puce, il n’aurait pas été bien difficile de différencier les plaques de cadre des différentes vagues, de faire un couloir d’arrivée pour les cyclosportifs qui attendent au final un classement et de noter les numéros au passage de la ligne, les pelotons n’étant pas très conséquents au bout de 637 km !

Voilà, on constate que BP est une belle épreuve à faire en randonnée, mais dont la formule cyclosportive est à revoir pour pouvoir attirer des mordus motivés qui préparent ce genre d’objectif durant plusieurs mois.

Posté par wysamgirl à 20:44 - Bordeaux Paris 2004 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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