31 août 2009
Tortour 2009 (1ere partie) : Doutes et convictions.

Les Chutes du Rhin, les plus grandes chutes d'eau d'Europe.
Qui connaît Neuhausen am Rheinfall, petite commune coquette située au Nord de la Suisse à proximité de la frontière allemande dans le canton Schaffhouse?
Comment peut-on se retrouver par une belle journée estivale de la fin août à Neuhausen am Rheinfall, allongé sur une pelouse bien entretenue avec vue imprenable sur les Chutes du Rhin, I-pod dans les oreilles pour se détendre.
Les "Rheinfall" constituent le lieu idéal pour déconnecter quelques instants en se recentrant sur soi, tant le spectacle offert par ce fracas aquatique inspire l"humilité face à la force de la nature. De la force il va en falloir pour venir à bout du Tortour, une toute nouvelle épreuve Ultra dont le but consiste à effectuer le tour de la Suisse dans le sens des aiguilles d'une montre et en non-stop, soit une virée de 1 070 km et 15 000 dénivelée à boucler en 56 heures maximum.

Si vous passez un jour par Neuhausen, suivez les flèches "Rheinfall"
pour découvrir ceci!

Rajoutez le son à l'image...

...pour sentir l'écume...
Lorsque l'appréhension devient perceptible, la musique devient pour moi le meilleur des remèdes pour lâcher prise. Aidé par le grondement permanent et la puissance visuelle des "Rheinfall", je m'abandonne en savourant les méandres musicaux de DM Stith et son sublime "Heavy Ghost". Il existe des musiques impossibles à décrire pour tout esprit trop cartésien, des musiciens " inclassables de génie" et "réfractaires aux cases". "DM Stith est pourtant unique. Et inaccessible à l'entendement pour quiconque ne l'aurait entendu. Les meilleures comparaisons, les qualificatifs les plus précis ne sauraient décrire « Heavy Ghost ». C'est étrange et déroutant, mais une fois essayé, on ne s'en passe plus. Une chose est sûre : on ne sort pas indemne de cette expérience musicale. On entre définitivement dans un univers torturé, un songe imprévisible. C'est profond sans être lourd. Léger sans être superficiel. C'est un fantôme délicieux, un ange vagabondant dans les méandres d'une musique délicieusement obscure." (Christophe Payet)
Braid Of Voices - Extrait de "Heavy Ghost de DM Stith
(cliquez à gauche pour écouter le morceau.)
Instant extrêmement égoïste et précieux en apesanteur entre un spectacle visuel exceptionnel et une expérience musicale troublante. Tentative d'élévation spirituelle alors que Laure, Gisèle et Igor s'emploient à une tache beaucoup plus matérialiste qui consiste à aller acheter le ravitaillement à la Coop de Neuhausen. Il ne faut surtout pas oublier l'un des fondamentaux d'un voyage en Suisse: ramener du Chocolat. Finalement l'Ultra fonctionne comme un grand écart permanent entre un besoin d'évasion spirituelle et la satisfaction des besoins/fonctions primaires type: "j'ai faim", "j'ai soif", "j'ai chaud", "j'ai froid" "j'ai sommeil", "j'ai mal"…

Satisfaction du besoin primaire "jai faim" au Julierpass!
Nutella à la petite cuillère? Non, sportdej chocolat!
Allongé devant les "Rheinfall", plongé dans mes pensées, je ne sais pas encore quel sera le scénario du Tortour, mais ce dont je suis certain c'est que le chemin parcouru depuis le retour de l'assistance RAAM pour me retrouver ici s'apparente à une épreuve difficile parsemée de doutes. Entre le voyage et l'assistance du Crazy Gone, notre aventure du mois de juin aura représentée plus de 15 jours de vagabondage à travers les Etats-Unis en tirant sur le sommeil, le confort, l'alimentation, en gérant le stress et la fatigue, cumulé avec une reprise du travail moins de 24 heures après avoir débarqué de l'avion. Je n'avais pas bien appréhendé ces paramètres en m'inscrivant au Tortour cet hiver. Vouloir se reconstruire une forme physique suffisante en 7 semaines pour affronter une épreuve de 1 000 km non-stop était un pari plutôt aléatoire. Longtemps je garderai en mémoire ces sorties effectuées dans la canicule grenobloise où mon corps refusait de me renvoyer des signaux encourageants, scotché sur les pentes du Balcon de Belledonne, cherchant désespérément un braquet adéquat. Grands moments de solitude à faible vitesse dont le verdict était sans appel: revoir mes ambitions à la baisse.

Que de doutes pour arriver sur les routes du Tortour.
Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai eu envie de dire "stop", le Tortour ça sera sans moi. Cependant, l'idée d'abandonner sans avoir tenté ma chance était presque plus terrifiante que d'en baver pour boucler ce Tour de Suisse. Il est parfois plus difficile de renoncer que d'aller jusqu'au bout de ses idées.

Il est parfois plus difficile de renoncer que d'aller jusqu'au bout de ses idées.
Du rêve à la réalité.
Vendredi 21 août, 3h30 du matin, mon réveil/téléphone portable/appareil photo/camera numérique/walkman MP3/GPS/wifi/3G+ me sort d'un sommeil pas profond du tout au son de "Why?" et son formidable "Alopecia", l'un des meilleurs albums de l'année 2008 qui a souvent tourné en boucle à la maison avec ses mélodies entêtantes. A tâtons je m'extirpe du lit pour atteindre la cuisine. Volontairement je reste dans l'obscurité, histoire de respecter l'intensité dramatique de ces quelques tartines trempées dans un bol de thé, derniers instants de calme avant le grand chantier qui s'annonce.
Mais pourquoi les organisateurs du Tortour ont-ils programmé un départ à 5h55?
Encore une question sans réponse!
Mais qu'est ce que je fiche là à avaler péniblement mon bout de pain à une heure si matinale?
Je suis là parce que j'en ai envie, personne ne m'a forcé à venir! Je me rends compte qu'il est beaucoup plus facile d'annoncer fièrement ses objectifs sur son blog que de les réaliser! Alors il est temps de vivre pleinement l'instant présent. Se donner la chance de prendre le départ d'une épreuve comme le Tortour est un cadeau que m'offre la vie, je dois constamment garder cela en tête.
L'appétit n'est pas extraordinaire alors je ne me force pas. J'ai déjeuné seul, sans bruit, laissant Laure, Gisèle et Igor émerger tranquillement. J'ai un peu de temps devant moi alors je retourne m'allonger avant de terminer les préparatifs. Je recule au maximum l'instant où je vais enfiler cette tenue de cycliste que je ne vais plus quitter durant 48 heures. J'ai mes habitudes et mes superstitions: tartine de pommade anti-frottement sur les pieds et les fesses, baume chauffant dans les reins pour le confort, je préfère ce cuissard un peu usé qui m'a souvent porté chance, je change au dernier moment de paire de chaussettes car celle-ci sont neuves et je ne les ai jamais testé, je ressors mon vieux bandana rouge avec lequel j'ai connu mes plus belles réussites en cyclosportives… Il faudrait filmer un Ultra qui se prépare, il y a de quoi sourire.

Nous avons trouvé le gîte à Beringen à proximité de Neuhausen.
Il va bientôt falloir quitter le gîte de Beringen où la famille Meyer nous a accueillis. Il fait encore nuit noire, j'ai décidé d'effectuer en vélo les 5km qui nous séparent du départ pour entrer progressivement dans ma bulle et me familiariser avec cet univers restreint et intime qui sera mon quotidien durant les deux prochains jours. Le guidon, la selle, les pédales, les dérailleurs, les roues, cet ensemble mécanique doit être fluide, en symbiose avec le cycliste, les points d'appuis doivent être naturels. C'est une alchimie complexe que l'on ressent dès les premiers coups de pédale, on écoute la mécanique et les signaux du corps, les premières sensations sont souvent extrêmement précieuses et apportent beaucoup d'informations sur ce que sera le déroulement de l'épreuve en terme de ressentis.

Check OK!
Le Road Burner a passé le contrôle technique.
Mes trois anges gardiens ont organisé la voiture au mieux pour caser le vélo de rechange, le petit matériel de réparation, toute ma garde robe d'affaires de rechange pour anticiper les pires conditions météo, le ravitaillement pour le coureur et l'assistance, et plein d 'autres choses qui ont leur utilité lorsqu'il faut vivre à 3 dans une voiture pendant 2 jours . Encore une fois je bénéficie d'une assistance de toute première qualité.
Laure et Gisèle sont devenues redoutables dans l'art de faire avancer un Ultra fatigué, à toutes les deux leur CV devient remarquable: 1 Bordeaux-Paris, 4 RPE dont 1 en solo pour Laure, 4 RATA, 1 REV, 1 Glocknerman, 1 RAS, 1 RAAM… que rajouter de plus?
Pour le Tortour, Igor est venu renforcer le duo des Russias Sister. 30 centimètres nous séparent mais combien de souvenirs forts nous rapprochent? Des conneries faites sur les bancs de la fac aux péripéties partagées sur les routes des cyclosportives à la fin des années 90, Igor et moi étions inséparables, surnommé "Laurel et Hardy" ou encore "Dupond et Dupont" dans le peloton. Le Tortour a fonctionné comme une immense machine à faire remonter des souvenirs de complicité enfouis dans ma mémoire, un long flash-back entrecoupé d'aller-retour entre le passé et la réalité des routes suisses.
Les assistances sur les épreuves Ultras sont de plus en plus montrées du doigt, polluantes, c'est ridicule de se faire suivre par une bagnole, autant monter dedans… Peut-être, cependant je préfère remercier ceux qui m'ont consacré un peu de leur temps plutôt que d'entamer une polémique. Sur le Tortour l'assistance est obligatoire pour conserver des conditions de sécurités suffisantes. Le délai de 56 heures à respecter et le caractère compétitif de l'épreuve engendreraient peut-être une prise de risque mal maîtrisée si l'épreuve était effectuée sans assistance?
5h30, je pédale dans une douceur remarquable pour rejoindre le départ qui sera donné à Neuhausen au pied des "Rheinfall". Le Road Burner fait une jolie musique ce matin, la mécanique est fluide, seul les nouveaux patins de freins viennent gâcher cette sérénité en produisant un bruit digne d'un cochon que l'on étriperait. Je prends d'ailleurs un malin plaisir à faire hurler mes jantes dans les rues endormies de Neuhausen!

Quelques mots échangés avec Dani Wyss.
Un instant mémorable pour moi.
5h45, la petite trentaine d'Ultras est réunie au pied de l'arche gonflable aux couleurs du Tortour. Personne ne frime, conscient de l'ampleur de la tache à accomplir dans les prochaines heures. Je retrouve Thomas Ratschob assis à côté de Dani Wyss, nous nous saluons mutuellement, je suis impressionné de serrer la main d'une légende de l'ultra.
"Salut Rico!" Je suis sur le cul, en plus Wyss se souvient de mon nom. Je me sens comme un gamin devant son idole qui vient de lui signer un autographe!
"Félicitation pour la RAAM!" Je n'ai rien trouvé de plus intelligent à dire.
Thomas me demande comment ça va. Je lui explique que je n'ai pas la grande forme et que je n'ai qu'un seul objectif: terminer l'épreuve. Comme il est cycliste et qu'il sait que tout cycliste est un menteur potentiel sur son état de forme, il rigole. J'aimerai bien mentir, mais je réalise soudainement qu'annoncer que l'on n'a pas la grande forme lorsque l'on est au départ d'une épreuve de 1 000 km et 15 000 m de dénivelée peut faire sourire. Je me sens un peu bête!
Wyss et Ratschob jouent à domicile, ils sont naturellement les deux favoris de l'épreuve. Cependant Marko Baloh n'est pas venu faire de la figuration. Il compte bien arbitrer les débats et tirer son épingle des jeux.
5h55: grondement des Chutes du Rhin en bruit de fond, claquement des pédales automatiques, applaudissements et encouragements. Le Tortour est parti, fini le rêve, place à la réalité.
30 heures plus tard.

Départ sur les rives du Lac de Constance.
Nous avons longé le Lac de Constance au petit matin, traversé les cols alpins avec la Fluelapass (2383 m), le Julierpass(2284 m), L'oberalpass (2044 m), le Gotthardpass (2091 m), le Nufenenpass (2480 m), essuyé un orage, joué avec le vent parfois favorable, parfois défavorable, traversé la nuit à plus de 2000 mètres d'altitude. Un long ruban de 770 km marqué par des sensations et des émotions contrastées, un cheminement tout en méandres qui aboutit à Orbe, une petite commune discrète du Canton de Vaud nichée au pied du plateau du Haut Jura qui restera dans ma mémoire comme une étape clé dans le scénario du Tortour 2009.
Pas de faits marquant dans l'histoire de cette bourgade, si ce n'est l'installation d'usines Nestlé au début du XXe siècle d'où provient maintenant la majoprité de la production mondiale de capsules Nespresso. Georges Clooney, acteur emblématique et représentant de la marque Nespresso, ne connaît surement pas Orbe. Il ignore donc que Orbe est connu par les cyclistes pour être le départ de la Wysam333, une belle cyclosportive de 333 km qui offre l'opportunité à ceux qui le souhaitent de vivre une expérience abordable sur une distance peu commune. Laure et moi avons effectué nos premiers pas sur longue distance sur la Wysam, 2004 pour moi, 2005 et 2006 pour Laure, encore quelques souvenirs mémorables.

Avant d'atteindre Orbe, il fallait franchir le Col du Marchairuz (1449 m).
Samedi 22 août 2009, pour la 4e fois depuis 6 ans notre chemin passe par Orbe. Le moins que l'on puisse dire c'est que je suis cramoisi. Depuis ce matin quelque chose s'est déréglé et je ne parviens plus à maintenir une allure respectable. Le Valais, Le Lac Léman, Montreux, Lausanne, Morges, le Marchairuz, la Vallée de Joux, j'ai géré le peu de forces disponibles pour relier tous ces lieux, avancer et encore avancer quoi qu'il arrive, l'aisance de vendredi est malheureusement un lointain souvenir. La barre des 30 heures d'efforts est franchie, mes idées sont embrouillées et je me contente de gérer les besoins primaires: faim, soif… Ma progression se fait par micro-objectifs. Combien de kilomètres jusqu'à la prochaine bifurcation? Ne surtout pas penser à ce qu'il me reste à accomplir dans sa globalité, je dois tronçonner, saucissonner le parcours, me fixer des objectifs très proches et facilement accessibles.
J'ai eu de la compagnie du côté du Lac de Joux. Eric Prost, utilisateur convaincu des vélos de François Kérautret, est venu m'encourager sympathiquement après la descente du Marchairuz. Nous avons roulé côté à côte jusqu'à la Time Station de L'Abbaye. Bien que mes facultés intellectuelles dans cet état de fatigue soient proches du zéro absolu, Eric m'accompagne patiemment au grès de quelques échanges décousus, je ne suis plus en mesure de mener une discussion construite. J'apprends qu'Eric travaille dans le décolletage, premier fournisseur de l'industrie lunetière française, et collabore également avec François pour la mise au point des roues en produisant les fameux écrous gyroscopiques à revêtement spécial permettant de disperser l'augmentation de température dans les rayons.
Sur la route de L'Abbaye (TS 14), la vallée de Joux avec la Dent de Vaulion en point de mire.
Time Station 14 de l'Abbaye (km 745), je prolonge l'arrêt pour m'asseoir et manger du consistant. Le dossard 112, François Grandjean, est arrivé quelques minutes après moi et me voit déboussolé, affalé sur mon siège pliant. Il comprend rapidement que je traverse un gros passage à vide et prend le temps pour venir me parler.
"Il ne faut plus lâcher le morceau maintenant. Je connais bien la fin du parcours, je l'ai faite en intégralité il y a quinze jours. Il ne reste plus de difficultés insurmontables et il faut compter environ 12 à 13 heures pour rallier l'arrivée, un peu plus vu la fatigue et le vent. Accroche-toi, c'est trop bête de renoncer ici!".
La gentillesse et la bonne humeur de François Grandjean est communicative, il me décrit en détail avec un bel accent suisse la fin du parcours, et repart en me souhaitant bon courage. Ces quelques mots sincères échangés en toute simplicité ont eu un effet bénéfique, regain d'optimisme qui me pousse à poursuivre ma route. Avancer me rapproche de l'arrivée, il n'y a pas d'autres issues possibles à cette histoire.
Je retrouve Eric à la sortie de L'Abbaye qui est resté discrètement en retrait durant la Time Station. Reprise de notre discussion hachée et déstructurée. J'éprouve autant de difficulté à m'exprimer qu'à négocier cette bosse insignifiante pour un cyclo fringant, tellement pénible pour un Ultra cramoisi. Nous franchissons un point qui ressemble à un col suivi d'une longue descente sur Vaulion où je m'accorde de longues plages de roue libre pour ne plus avoir l'impression de lutter contre le vent. La fatigue est énorme, je ne profite plus de rien alors que nous bénéficions de vues remarquables sur les plaines jouxtant le Lac Neuchâtel. Derniers kilomètres avec Eric, il m'annonce qu'il est temps pour lui de faire demi-tour. Derniers encouragements :"Hugues, jusqu'au bout maintenant! Allez, j'ai confiance en toi!"
Se retrouver seul lorsque la fatigue atteint un stade avancé n'a rien d'effrayant. Le cycliste ultra fonctionne à l'économie d'énergie, à l'économie de pensées, plongé dans une bulle personnelle imperméable à toute notion de distance et de durée. Cet univers se bâti au fil des kilomètres, lorsque le corps a trouvé un mode de fonctionnement en adéquation avec un esprit qui a accepté la douleur.
Km 770, nous arrivons dans la localité d'Orbe que nous connaissons bien.
"Hugues, tu vas t'arrêter et dormir! Tu repartiras beaucoup mieux après!"
Je ne proteste pas, c'est probablement la meilleur décision à prendre compte tenu de ma vitesse de progression qui a pris une sacrée claque. Igor gare le C8 à l'écart de la route, ivre de fatigue je quitte casque et chaussures et m'affale sur le siège passager. Boules-Quiès dans les oreilles, je sombre dans un sommeil profond quelques secondes après avoir fermé les yeux. Il doit être 3 heures de l'après midi et il reste environ 300 km à parcourir, mais tout cela n'a plus beaucoup d'importance pour moi.
A suivre...
Commentaires
Franchement, je n'aurai jamais les capacités de faire ce que tu fait à ta vitesse. Mais tout ce que tu décris, un cyclo qui a fait des longues distances l'a déjà ressenti...
Et même s'il y a des gros moments de découragement, on y retourne... et on éprouve du plaisir... Surtout lorsque l'on a atteint ses objectifs...
ALORS POUR TOUT CELA JE TE REITERE MON ADMIRATION AINSI QU'A TON EQUIPE D'ASSISTANCE...
J'ai hâte de lire le deuxième épisode
ben..
il y a des phrases de ce récit qui m'ont fichu les frissons et pas seulement ceux concernant le cyclisme tu es un sacré bonhomme,tu es un grand ,un trés grand
c'est la rentrée
Tu as bien fait de prendre le temps ... Voila un trés joli récit, à la dimension de ce TorTour monstreux. On connait la fin ... mais vivement la suite !!!
Poucet 100 % pur fan
RESPECT
C'est un régal de lire ces périples avec bien sûr l'espoir un jour de pouvoir accomplir de tels défis.
Un très grand bravo pour tes performances physiques, ta volonté, et la qualité des récits.
Quand je pense que mon mental souffre déjà sur des parcours d'une seule journée.
J'ai bien aimé les moments de doute dans la préparation de l'épreuve et le fait de s'élancer même si les meilleures conditions ne sont pas réunis.
J'aimerais pouvoir vivre ma passion également à fond également maisje n'ai pas encore le temps disponible pour le faire.
Au plaisir de lire tes prochains raids.
mon beau jura!!!
Encore une épreuve gagnée au courage,la suite sera plus facile...l'année 2010 sera je l'espere meilleur
pour ta passion,meme si celle ci était déjà
enrichissante. récupères bien
...
Vivement la suite de ton récit, j'adore te lire. Bisous
Salut Hugues,
Je suis rentré dans une bulle comme à chaque fois que je lis tes récits.
Bravo Hugues
vivement la suite !
à l'heure de la rentrée, il nous reste l'imagination.
et ce blog est aussi une vraie source de motivation.
Superbe récit, très impressionnant, j'attends la suite !
Très émouvant
Et plus que beau... un grand salut admiratif à cette belle équipe.
Félicitations! J'aurai une pensée pour toi lors d'une prochaine sortie à Orbe ou à la Vallée de Joux depuis Lausanne. Ton blog donne envie de se lancer le défi de faire la Wisam...
Bonne route!
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